Test - Ninja Blade

Hong-Kong Fou Fou

Même quand un jeu est aussi joyeusement déjanté que possible, les développeurs sont parfois suffisamment intelligents pour permettre aux joueurs d'aller encore plus loin dans le délire. C'est presque une source d'inspiration. Dernier exemple en date : Ninja Blade. Le jeu commence par le parachutage d'une unité de ninjas, dont vous êtes un des membres, dans une ville infestée de Vers Alpha venu de l'espace. Ou quelque chose du même genre. Aucun des ninjas n'a de parachute. Au cours de la descente, vous massacrez des choses volantes qui ont la malchance de passer par là, et vous atterrissez en vous écrasant sur le côté d'un gratte-ciel, diminuant la force de l'impact en effectuant une roulade avant. On est donc en plein délire. Et pour terminer le niveau, il faut balancer une énorme boule de démolition dans la tronche verruqueuse tout aussi énorme d'un boss.

Tout cela est déjà bien barré, mais ce n'est que le début, car quand vous finissez le niveau, vous réalisez qu'il contient un éditeur de costumes. Par conséquent, à votre prochaine crise de délire, le héros va devenir un ninja rose fluo. C'est encore pire quand vous débloquez d'autres tenues. Je suis sorti de la pièce alors qu'un ami était en train de jouer et d'éditer son ninja, qui s'est retrouvé affublé d'un blouson violet tacheté façon léopard avec des petits coeurs sur les manches.

Il y a deux sortes de ninjas. Il y a ceux qui sont forts pour la furtivité et ceux qui ne le sont pas vraiment. Ninja Blade appartient à la seconde catégorie. Ninja Blade fait partie de cette seconde catégorie. C'est un expert dans trois types d'armes – les anciens sabres ninjas, les shurikens mystiques et la mitraillette M60. Et il est, n'hésitons pas à le dire, complètement barge. Le délire est la constante principale. Dans ses meilleurs moments, Ninja Blade est hilarant, ravageur et joyeux. Même dans ce qu'il a de pire, il est souvent mauvais d'une façon qui vous fait vous interroger sur la santé mentale du développeur pour avoir eu l'idée de concevoir ce que vous avez sous les yeux.

1

Ici, vous devez attaquer en appuyant sur 'X'. Je ne plaisante pas, c'est la vérité.

Puisqu'il faut bien le ranger dans une catégorie, disons que c'est un «jeu d'action». Aventure/action serait probablement plus exact, mais cela ne reflète pas entièrement la conception multi-facettes du titre dans son intégralité. Si je devais le comparer à un jeu, je dirais God of War, mais bien qu'on n'y retrouve le même délire d'enchaînements de combos, de Quick Time Event (QTE), de coups terminaux et de combats de boss, il aime tellement vous faire courir sur les murs que ce côté jeu de plates-formes le fait même ressembler un peu à Prince of Persia. Il y a de longs passages linéaires de style shooter où il faut foncer sur des ennemis dans un camion ou un hélicoptère qui progressent péniblement. Et il y a aussi les classiques combats de boss savamment étudiés et les QTE.

Ninja Blade aime ses QTE. Je n'en avais jamais vu autant depuis Fahrenheit, mais ils sont intégrés de façon beaucoup moins gênante. C'est comme si vous écriviez un paragraphe d'un article et que vous fassiez une sorte d'errrre'd etros enu zeissaf suov euq te elcitra nu'd ehpargarap nu zeivircé suov is emmoc tse'C. Donc, c'est comme si vous écriviez un paragraphe d'un article et que vous fassiez une sorte d'erreur et qu'ensuite tout revienne au départ et que vous puissiez recommencer sans aucune autre conséqueeuqésnoc ertua enucua snas recnemmocer zeissiup suov euq te trapéd ua enneiver tuot etiusne'uq te ruerre'd etros enu zeissaf suov euq te elcitra nu'd ehpargarap nu zeivircé suov is emmoc tse'c, cnoD. Donc, c'est comme si vous écriviez un paragraphe d'un article et que vous fassiez une sorte d'erreur et qu'ensuite tout revienne au départ et que vous puissiez recommencer sans aucune autre conséquence.

2

Les ninjas ont-ils de gros culs ? Donnez votre avis dans la section réservée aux commentaires.

C'est perturbant et étrange, comme le montre le paragraphe précédent, mais bizarrement c'est moins énervant que l'autre option qui est d'avoir à refaire de nouveaux toute la séquence. Même si j'ai la nette impression que c'est une impasse totale au niveau du design des jeux, ce compromis – les QTE sont programmées pour être extrêmement faciles au niveau de difficulté normal – permet aux développeurs de conserver un soupçon d'interaction dans des événements où la plupart des jeux auraient recours à des séquences cinématiques. Le reproche rituel que l'on fait à un jeu qui vous montre une superbe de vidéo de votre personnage en train de terrasser un méchant est : «d'accord, c'est superbe, mais pourquoi ne puis-je pas le faire moi-même ?» Les longues séquences d'action de style Dragons Lair de Ninja Blade ont le mérite de vous laisser dans une certaine mesure intervenir en tant que protagoniste. À choisir entre les deux, je prendrais cette alternative.

Commentaires (1) Latest comment il y a 3 années

Fermés

  • Rigel #1 il y a 3 années

    Je viens de faire la demo, tres impressionnant comme jeu, je ne m attendais pas a ca!! il a vraiment l air bien mais je ne sais pas si ca vau un ninja gaiden....