Ninja Gaiden : Dragon Sword Test
DS Test par Kristan Reed
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Appuyer sur les boutons comme un malade est une technique de jeu courante. Lequel d’entre vous, à un moment ou à un autre, n’y est pas allé au petit bonheur la chance dans une bataille hack’n’slash particulièrement corsée en se tortillant comme quelqu’un qui aurait confondu un piment rouge avec un suppositoire et en tapant au hasard sur les boutons d’attaque pour arriver à quelque chose? On peut avoir recours à ce genre d’expédient d’une manière qui, pour des yeux non avertis – peut paraître calculée, habile et délibérée. Ne vous y trompez pas. Même les jeux pour passionnés doivent mettre un genoux en terre devant la toute puissance d’un massacreur de boutons déterminé.
En portant Ninja Gaiden sur la DS, Team Ninja a trouvé un autre mécanisme de jeu parfaitement aléatoire : le gribouillage d’écran. Si l’écran est rempli d’ennemis grimaçants, que votre santé baisse, et que vos plans les mieux établis tombent à l’eau, un gribouillage rapide au bon moment remonte ce bon vieux Ryu Hayabusa comme un jouet mécanique à ressort. En un éclair, il se remet à courir comme un dératé et à découper les ennemis en tranches. Ce n’est qu’un des nombreux mouvements disponibles au cours des 5 ou 6 heures d’aventure que propose Dragon Sword, mais il est vital. De fait, le gameplay s’apparente en grande partie plus à un griffonnage frénétique, comme pour faire marcher un stylo bille récalcitrant, qu’à de l’action/aventure pour passionnés faisant appel à l’habileté.
Très classiquement, l’idée globale est de sauver le monde d’une lourde et maléfique menace en poursuivant des méchants et en sauvant des jeunes filles désemparées ; comme d’hab. Comme toujours, vous incarnez Hayabusa, le redresseur de tords en chef du clan Dragon, dans une quête pour protéger l’Epée Dragon et faire échouer les plans maléfiques du redoutable clan de l’Araignée qui veut répandre l’obscurité sur le pays. Au fil de 15 chapitres relativement courts, vous devez chasser les huit pierres dragon qui donnent son pouvoir à l’épée et monter progressivement en puissance pour devenir assez fort pour détruire les innombrables ennemis sans cesse plus dangereux.
Pour commencer, le jeu vous exerce progressivement et avec beaucoup de style à un ensemble de mouvements de base effectués avec le stylet. Comme il faut tenir la DS comme un livre, à la façon des différents programmes d’entraînement du cerveau, des yeux ou de je ne sais quoi encore, on se rend compte que Team Ninja se passe presque entièrement du pavé directionnel et des boutons en façade, le stylet étant utilisé pour tout, des mouvements de base jusqu’au saut, au lancer, à l’esquive et aux manoeuvres de combat. L’écran sensitif est réservé à l’écran principal et l’écran du haut sert de carte – ce qui aide énormément à s’orienter dans les déplacements entre les divers endroits en perspective fixe richement détaillés.
Pour se déplacer il suffit tout simplement de pointer là où l’on veut aller. Pour sauter, il faut faire glisser le stylet vers le haut ; pour les attaques à l’épée de base, il suffit de faire un trait sur les ennemis, et pour lancer des shurikens, des étoiles, et des flèches, il faut simplement taper sur un ennemi spécifique. Des combos plus complexes peuvent demander de faire un double slash vers le haut et un slash vers le bas, voire des combinaisons dans d’autres directions. La chose la plus réussie est peut-être le système d’attaque magique, dans lequel le joueur doit toucher l’icône du coin supérieur gauche et remplir ensuite rapidement un symbole prédéterminé dans un temps imparti pour, par exemple, lancer une fireball ou rôtir les ennemis avec un éclair. Plus on avance dans le jeu, plus les symboles sont complexes.
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