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S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl Test

PC Test par Jérôme Bohbot

10 mai, 2007

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Troisième point : encore survivre !

'S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl' Screenshot 5

Comme dans un jeu d’aventure S.T.A.L.K.E.R. permet de gérer l’équipement de son avatar, en choisissant ce qui est à portée de main et ce qui reste dans son sac à dos. Ainsi on peut avoir prêt à l’emploi un couteau, une arme de poing, un fusil d’assaut, ses jumelles, des grenades et quelques artefacts à la ceinture. Ce sont des objets radioactifs, plus ou moins rares, que l’on trouve un peu partout dans la zone et qui servent à améliorer certaines de ses capacités, souvent au dépend d’autres. En effet, votre avatar dispose à défaut de caractéristiques type force, dextérité ou autre charisme communes à la plupart des jeux d’aventure d’une série de huit résistances (brûlure, décharge électrique, impact, entailles…) qui peuvent être augmentées ou diminuées en fonction du matériel et des artefacts que l’on porte. Il faut donc trouver les bonnes combinaisons en fonction de sa manière de jouer. Le matériel qui est stocké dans le sac à dos n’est pas immédiatement accessible en combat, à moins d’avoir provisoirement trouvé un abri sûr.

'S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl' Screenshot 6

En dehors des marchands pas toujours bien achalandés, la meilleure source d’approvisionnement en équipement reste la fouille systématique des cadavres. Là, pas de mauvaises surprises, si un ennemi vous a tiré dessus avec un fusil de chasse à canon scié, vous ne récupérerez pas un couteau Suisse une fois que vous l’aurez descendu. Mais attention, plus un ennemi vous aura tiré dessus et moins il aura de munitions à donner. Tout ce qui est ainsi récolté peut être utilisé et/ou revendu à un autre Stalker ou à un marchand. En plus, il faut également gérer le poids du matériel transporté : un peu trop chargé votre avatar tatoué refusera de sprinter (vous verrez que sprinter pour échapper à des ennemis devient vite une seconde nature dans le jeu) et si vous le prenez pour un mulet il refusera carrément de bouger !

Vous devrez donc très vite apprendre à repérer ce qui a de la valeur, à garder un peu de nourriture (car il faut manger régulièrement pour survivre) ainsi qu’à stocker des kits de secours destinés à régénérer ses points de vie, et des bandages pour stopper une hémorragie consécutive à une blessure. Sans cela, elle continuera à saigner et à faire descendre votre barre de vie jusqu’à la mort. Enfin, il y a aussi des médicaments antiradiations pour survivre lorsque l’on passe dans des zones contaminées.

Quatrième point : j’irai pas en vacances à Tchernobyl !

'S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl' Screenshot 7

L’univers de S.T.A.L.K.E.R. est glauque, vraiment glauque. Probablement parce qu’il est finalement relativement réaliste, SF, mais pas trop. C’est plutôt une sorte d’univers d’anticipation très proche du notre sous certains aspects. En effet, on a l’impression au premier coup d’½il d’être dans un environnement normal, parfois presque bucolique. Mais dès que l’on commence à progresser on se retrouve face à un univers parsemé d’anomalies, des sortes de vortex radioactif aux effets divers, toujours dangereux et parfois mortels. La zone est également emplie de villages abandonnés, d’usines désertées, de cimetières de véhicules et de villes fantômes qui abritent une foule de détails comme des affiches murales, des meubles ou encore des objets abandonnés. Cela donne une ambiance particulière et oppressante au jeu avec la véritable impression que la vie s’est arrêtée nette dans la zone du jour au lendemain.

'S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl' Screenshot 8

Ces sites sont également souvent peuplés de Stalkers, solitaires ou en bande, et de mutants aux allures et pouvoirs divers dont certains sont tout bonnement terrifiants. Toutes ces créatures ont leur vie propre. Elles sont animées par un véritable moteur de vie artificielle et bénéficient d’une IA remarquable. Vous verrez souvent un groupe d’ennemi tenter des man½uvres complexes pour venir vous encercler lors d’un combat, n’hésitant pas à aller chercher des renforts s’il le faut. L’univers de S.T.A.L.K.E.R. est vivant, que votre avatar soit présent ou non.

'S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl' Screenshot 9

Ainsi, on peut recommencer plusieurs fois une mission sans pour autant rejouer la même chose. Une bande de Stalker se trouvant dans une zone une première fois pourra avoir été décimée par des mutants ou un autre groupe d’habitants de la zone une autre fois. Le cycle du jour et de la nuit ainsi que les changements de météo ajoutent encore plus à l’ambiance. Quatre heures de jeu en temps réel correspondent à un cycle de 24 heures et certaines créatures préfèrent sortir la nuit pour chasser… C’est d’autant plus stressant que pendant les premières heures dans la zone on ne dispose pas de système de vision de nuit, juste d’une lampe frontale qui éclaire à trois mètre et semble vouloir dire à tous les ennemis potentiels de la région « venez me chercher je suis là ! ». Je ne parle même pas des missions qui vous poussent dans des réseaux de tunnels ou de souterrains. Certaines d’entre elles sont carrément aussi flippantes que la campagne des Marines dans le mythique premier Alien Versus Predator. Vous verrez, l’usine abritant un émetteur Psi envahie par les Stalkers zombis dans la zone de Yantar est un véritable chef d’½uvre de stress, une exploration dont vous sortirez tremblant et avec les mains moites…

Bouge pas je demande à mon PDA…

S.T.A.L.K.E.R. offre une liberté d’action presque totale au joueur. C’est finalement assez déstabilisant car on a le sentiment d’être parfois un peu perdu. Suis-je sur le bon chemin ? Ai-je pris les bonnes missions ? La quête que je viens de rater est-elle vraiment importante ? Est-ce normal que je n’arrête pas de faire des allers-et-retours entre les deux ou trois mêmes zones depuis deux jours ? En réalité, hormis le fil rouge principal (la traque de Strelok) et les missions qui y sont rattachées, rien n’est vraiment obligatoire dans le jeu. Toutes les quêtes annexes permettant simplement d’en profiter un peu plus et surtout de s’équiper. Cependant, il y a beaucoup à faire et s’y retrouver n’est pas toujours évident. Heureusement la technologie moderne est là pour voler à votre secours : chaque Stalker, à commencer par celui que vous incarnez, est équipé d’un PDA qui stocke toutes sortes de données super importantes.

'S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl' Screenshot 10

Et oui, que serait l’homme moderne sans son petit ordinateur ? Cet accessoire fait office de journal de quêtes, de GPS, d’encyclopédie… et en plus, chaque fois que vous discutez avec un autre Stalker ou que vous fouillez le cadavre d’un de vos congénères, votre PDA se met à jour affichant ici ou là de nouvelles planques de matériel à fouiller ou des informations sur un événement particulier. Ce petit assistant personnel devient ainsi rapidement indispensable pour gérer ses missions, gagner du temps et se déplacer sans souci dans la zone. Ne négligez surtout pas les planques qui apparaissent au fil du temps sur les différentes cartes, si la plupart d’entre elles ne recèlent rien de très intéressant, certaines cachent parfois du super matériel qui vous facilitera grandement la vie.

Notez également que vous pourrez consulter sur votre PDA un classement des meilleurs Stalker de la zone qui évolue au fil de vos actions. Pour arracher la première place deux solutions sont possibles, être le meilleur ou éliminer tous ceux qui sont devant vous. Mais attention dans ce cas à votre réputation vis-à-vis des habitants de la zone…

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