PES 2010 : Pro Evolution Soccer

La révolution est reportée à demain

Pour un jeu de football qui auparavant misait tout sur le terrain, il est surprenant de découvrir que les changements les plus importants de PES 2010 se trouvent dans les menus. Tout du moins, ça le serait si nous ne vivions pas aujourd'hui dans un monde où les chiens et les chats jouent ensemble, ou les jeux FIFA sont reconnus comme simulations de football et où Robinho a perdu sa place de titulaire au profit de Craig Bellamy.

À côté de cela, le « Style d'Equipe », les « Cartes Joueurs », et un changement dans la façon de présenter les compétences des joueurs sur l'écran d'équipe paraissent à peu près aussi excitants que la coupe de cheveux de Wayne Rooney. Cela dit, ils déflorent énormément la magie de PES. Auparavant, pour tirer le meilleur parti des 11 joueurs, il fallait étudier une multitude de statistiques et être capable de déchiffrer en un coup d'oeil les cinq classes de compétences. Retirer ces cinq classes pour mettre des chiffres à la place peut paraître une régression (et il serait bien de pouvoir revenir à ce système grâce à une option supplémentaire), mais cela signifie que vous pouvez détecter immédiatement des erreurs tactiques et des joueurs hors position en une demi-seconde tout en surveillant l'équipe tout entière.

Les « Cartes Joueurs », par contre, vous permettent de creuser et de découvrir les compétences uniques d'un joueur en particulier, comme la précision des passes ou la capacité à jouer les renards de surface, et vous pouvez même modifier certains comportements, ce qui élargit considérablement votre éventail d'options tactiques. Le « Style d'Equipe », quant à lui, vous permet de régler l'équipe globalement, notamment dans quelle mesure elle reste en position et comment elle répond aux situations courantes. Pour les gens qui ont toujours joué à PES, ce sont trois changements utiles, qui permettent plus facilement de procéder rapidement à des opérations chirurgicales complexes sur votre équipe sans dénaturer globalement le jeu. Pour les nouveaux venus plein de curiosité, c'est une entrée en matière chaleureuse.

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Le nouveau système de penalty provoque un choc. Je ne sais pas comment je vais m'y prendre. Bonne chance à vous.

Ce n'est pas le seul signe encourageant dans un jeu qui semblait marcher sur une patte à la même époque l'année dernière. La Ligue des Champions de l'UEFA est de retour, mais la présentation est beaucoup plus impressionnante (plus léchée, en fait, que celle du jeu principal) et, de même que l'Europa League, elle est désormais intégrée dans la Master League, qui reste supérieure au mode Manager correspondant de son rival FIFA (à moins que celui-ci ne soit amélioré à l’avenir). Il y a aussi une nouvelle zone « Communautaire », où vous pouvez garder la trace des parties jouées en local contre vos amis, au lieu de rebondir systématiquement sur le mode Exhibition, même si celui-ci sera toujours tentant dans la mesure où il est plus rapide de démarrer un match grâce à l'interface très simplifiée.

Sur le terrain, PES 2010 donne toujours l'impression de vous guider sur des rails au lieu de vous laisser évoluer librement dans toutes les directions, mais les rails sont plus nombreux et plus resserrés, ce qui vous permet de courir et de tourner avec la balle d'une façon imprévisible qui rend plus difficile à vos adversaires de deviner ce que vous allez faire. Le moteur graphique a également été sérieusement musclé, la ressemblance des joueurs étant nettement améliorée (certains, comme le héros du peuple anglais Steven Gerrard, sont désormais d'une ressemblance troublante). Personne n'aurait de peine à repérer les gènes en commun avec le modèle précédent en mettant côte à côte PES 2009 et 2010, mais à certains égards c'est le jour et la nuit (même s'ils n'auraient pas dû prendre l'expression autant au pied de la lettre en saturant la surface de réparation située à droite d'une lumière violente lors des matchs en diurne).

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