Phoenix Wright Ace Attorney: Trials and Tribulations

Pas d'objections votre honneur !

«Un virus informatique ? C’est quoi au juste ?»

«Un virus informatique est un programme qui provoque des dégâts dans un réseau d’ordinateurs».

«Un ordinateur ? Et à quoi sert un ordinateur ?»

Il s’agit bien entendu d’une conversation entre le meilleur avocat de tous les temps, Phoenix Wright, et le vieux Juge qui préside encore une autre de ses affaires. Il est de retour, et ce pour la dernière fois. Cela me donne, une fois de plus, l’occasion de vous convaincre d’acheter un des jeux les plus marrants auxquels vous n’ayez jamais joué.

Expliquer ces jeux à des non initiés est difficile, mais c’est que je vais essayer de faire dans les deux paragraphes qui suivent. Il faut se faire à l’idée, aussi bizarre que cela paraisse, que c’est quelque chose qui fonctionne vraiment (enfin, suffisamment pour mériter le 8/10 décerné encore une fois à cet épisode, le troisième et le meilleur de la série). Vous incarnez le jeune avocat (24 ans maintenant) Phoenix Wright, un avocat de la défense, qui à l’instar des meilleurs avocats des séries TV enquête lui-même sur les affaires de ses clients avec l’aide de son amie Maya, une voyante de 19 ans, et d’une fillette de 9 ans appelée Pearl. Toutes les deux sont capables de canaliser l’esprit de Mia (la soeur aînée de Maya), l’amie défunte et mentor de Phoenix, un processus qui les fait énormément grandir et les gratifie d’une poitrine conséquente. Par ailleurs, grâce à un pendentif de voyance que lui a donné Pearl dans le second épisode la série, Phoenix peut détecter quand les gens lui cachent des choses. C’est déjà pas mal.

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Un mystérieux procureur général accro au café qui martèle le code pénal. Au moins, il n’a pas de fouet.

Cela dit, il n’y a pas que ça d’étrange. Dans l’enceinte du tribunal, les règles sont les suivantes : le procureur est celui qui appelle les témoins, qui déposent leurs témoignages et subissent ensuite le contre-interrogatoire de l’avocat de la défense. La défense (vous en l’occurrence) doit trouver des contradictions dans les dépositions et les interrompt alors par un «OBJECTION !» sonore (avec la possibilité de maintenir le bouton «Y» enfoncé et de le crier dans le micro) pour présenter ensuite les preuves du contraire. Les accusés ne sont que rarement appelés à témoigner et ils seront déclarés coupables si vous faîtes trop d’erreurs – en gros, si le juge s’ennuie, ils vont en prison.

En réalité, c’est une aventure point & Click, combinée à une simulation de procès, ces deux éléments constituant le prétexte, mince comme une feuille de papier cigarette, à vous faire lire plus d’une douzaine d’heures de dialogues merveilleusement écrits.

Par conséquent, acceptez ces prémisses, tombez amoureux du jeu, et amusez-vous comme un fou.

En appâtant Godot

Ce troisième opus de ce qui était à l’origine une série de jeux Game Boy Advance, recréés et réinventés pour la DS, est le dernier à mettre en scène Phoenix. Au japon, le quatrième épisode – un jeu DS original – donne la vedette à un autre avocat de premier plan, Apollo Justice, et le titre est sorti aux US fin février, il est prévu pour l’Europe en mai prochain. Ce qui nous promet coup sur coup deux épisodes de cette géniale série. Quoi qu’il en soit, ce dernier épisode de la trilogie avec Wright constitue une apogée fantastique aux éléments des deux premiers volets, en reprenant les personnages favoris, en en introduisant quelques superbes nouveaux et, bien sûr, en offrant à Phoenix un tout nouveau procureur général à affronter. Cette fois-ci cependant il s’agit d’un homme mystérieux portant un masque et accro au café, répondant au nom particulièrement bien trouvé de Godot, et même le juge ne sait pas qui il est. C’est bien comme ça que fonctionnent les tribunaux, pas vrai ?

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L’adorable Pearl est aussi mignonne et drôle que toujours.

C’est cependant beaucoup plus qu’un simple remix des deux premières parties. Trials & Tribulations (Procès et Tribulations in French) est plus profond, plus complexe, et à certains moments infiniment plus sombre que ne l’ont jamais été les précédents jeux. Dieu merci, pour compenser, c’est aussi le plus drôle. Je ne saurais dire le nombre de fois où les dialogues m’ont fait exploser de rire et je dois humblement confesser qu’en de fréquentes occasions je me suis surpris à applaudir. Il valait mieux ça que recracher mon café sur la moquette au cours du tutorial en éclatant de rire aux répliques particulièrement salées de Mia.

De fait, le chapitre de tutorial – qui, comme c’était le cas avec les deux jeux précédents, est une histoire en lui-même, quoique plus brève que celles qui suivent – a Mia pour personnage central. C’est un flashback, et il n’y a aucune chance que je vous dise jamais la raison de sa présence. Heureusement, il est aussi un peu plus cohérent que l’histoire complètement loufoque de l’épisode 2 dans lequel Phoenix était frappé à la tête avec un extincteur et oubliait qu’il était avocat. Je me marre encore en repensant à ce tutorial. Il est vraiment très drôle.

Dans ce niveau, on voit Mia défendre un Phoenix Wright alors âgé de 21 ans et qui est à moment-là le mec complètement allumé qu’on l’a toujours soupçonné d’avoir été. Une histoire d’amour le fait marcher au plafond, il est étudiant aux Beaux-Arts, il a rhume carabiné, et il est accusé de meurtre. Même si l’issue du procès est prévisible, ce n’est pas du tout la raison pour laquelle cette histoire vous est racontée.

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