Pirates of the Burning Sea

Oh hisse, une bouteille de rhum et du MMO

Après le médiéval fantastique et l’univers de Star Wars, Sony Online Entertainment (SOE) change radicalement de cap et s’attaque au monde de la flibuste et de la piraterie dans les Caraïbes du 17éme siècle pour son nouveau MMO. Un thème presque jamais abordé dans le massivement multijoueurs (hormis une tentative désastreuse de Disney avec Pirates of the Caribbean Online, disponible depuis octobre aux US mais jamais sorti en Europe) et presque aussi rare dans les jeux traditionnels hormis le cultissime Sid Meier’s Pirates et quelques autres tentatives comme Tortuga par exemple ou les portages allant de calamiteux à passable des films de la trilogie Pirates des Caraïbes.

Tout cela pour dire que les pirates ne sont pas souvent à l’honneur dans les jeux vidéo. C’est certainement l’un des thèmes les plus sous-exploités. Dommage car c’est un univers vraiment génial. Une vraie alternative à la sempiternelle SF ou à l’Heroic Fantasy que l’on nous balance à longueur de temps dans la plupart des titres que ce soit des MMO ou des jeux classiques. C’est certainement la réflexion qu’ont dû se faire les boss de SOE, constatant, probablement non sans une certaine amertume, que la mayonnaise EverQuest II ne cessait pas de ne pas prendre, battue en brèche par le mastodonte World of Warcraft.

C’est donc sur les épaules de Flying Labs Software, un studio basé à Seattle - notez qu’en matière d’eau ils savent certainement de quoi ils parlent – qu’est retombé la tâche de créer un MMO dans l’univers de la piraterie. Pirates of the Burning Sea est en gestation depuis cinq ans et se prépare à débarquer online et dans les magasins. Les pré-commandes sont ouvertes en Europe depuis le 12 décembre, et ceux qui y auront souscrit pourront profiter dès le 7 janvier d’un largage des amarres en avant première 15 jours avant les autres qui devront alors se contenter du lancement officiel le 22 janvier prochain.

Officier, corsaire, marchand ou pirate ?

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Les Caraïbes au 17éme siècle. Un terrain de jeu rêvé pour un MMO qui sort des genres traditionnels.

Russell Williams, CEO de Flying Labs, est venu, en personne, à Paris nous faire une petite démo du jeu développé par son studio. D’entrée, il a annoncé les objectifs du jeu : «Pirates of the Burning Sea est un MMORPG qui assois son gameplay sur trois axes principaux : les combats navals, les combats avec son avatar et l’exploration des villes dans les Caraïbes au 17éme». Le choix du lieu et de l’époque semblait évident «c’est une époque et un endroit du monde où les aventuriers pouvaient faire fortune, où l’économie était florissante, et l’économie est un des piliers de notre jeu».

Les joueurs pourront y incarner un personnage Espagnol, Français ou Anglais, et choisir parmi trois classes distinctes : officier de marine, corsaire ou commerçant. Le premier étant avant tout spécialisé dans le maniement et le combat de bateaux, le deuxième jouant plutôt dans un registre plus léger et plus cupide quant au troisième son activité principale se situe sur un plan économique. C’est une composante importante dans le jeu, plus certainement que dans d’autres MMO car selon Russel Williams «100% des éléments dans Pirates sont à construire : boulets, bateaux, voiles, armes… L’aspect économique revêt donc dans ce cas une place de premier plan. Le cours des matières premières est une donnée stratégique pour construire et réparer ses navires, sans parler du ravitaillement. Les commerçants y jouent un rôle de premier ordre». Il précise d’ailleurs que «si certains joueurs veulent, dans un jeu de ce type être les plus forts, d’autres préfèrent devenir les plus riches…». Pour cela, Pirates devrait proposer en plus un système d’artisanat assez développé et de salle des ventes pour chaque faction.

Un autre option s’offre aux joueurs : celui de la piraterie. Cette quatrième voie est à la fois une nationalité et une classe de personnage. C’est assez original par rapport à d’autres jeux massivement multijoueurs qui cherchent en permanence à équilibrer les choix de chacun entre races et classes. Ici, il sera donc possible de jouer les francs tireurs.

Un personnage en kit…

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Vive le Capitaine Crochet ! Au cours des parties, votre avatar pourra même perdre une jambe ou une main…

Flying Labs a tenu à offrir aux joueurs de nombreuses options en matière de personnalisation de son avatar. «Nous avons essayé tous les MMO et nous nous sommes inspirés de ce que nous avons trouvé bon dans chacun d’entre eux. Résultat dans Pirates, vous pourrez vraiment choisir le look de votre personnage dès le départ». En plus des choix habituels de sexe, de physionomie ou d’habillement, Pirates of the Burning Sea permet en effet d’ajouter des touches plus personnelles à sa création : difformités, balafres, oeil de verre… Autant de détails qui permettront d’avoir un héros unique dans le jeu.

Cependant, Flying Labs pousse encore plus loin que n’importe quel autre MMO le concept de personnalisation dans le jeu. «Au cours des parties, vous pourrez perdre votre main ou votre jambe – voire les deux – et vous devrez alors vous équiper d’un crochet ou d’une jambe de bois. Et pour cela, il faudra apprendre de nouveaux talents qui vous permettrons à terme de manier vos prothèses avec virtuosité, comme par exemple de transformer votre crochet en une arme fatale ou de vous en servir dans un style de combat particulier».

Oh mon bateau, oh oh oh…

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Dans Pirates of the Burning Sea on incarne un avatar, mais on dirige aussi le navire qu’il pilote.

Un peu à l’image d’Auto Assault, le défunt MMO de NC Soft, Pirates ne vous propose pas uniquement d’incarner un simple avatar, mais aussi de diriger son navire. Un peu comme s’il s’agissait de deux personnages en un. Un rapide tutorial dans lequel le Capitaine de votre bateau meurt vous place à la barre de votre premier esquif. Le gameplay de Pirates of the Burning Sea se divise donc entre des phases à terre où l’on incarne son avatar comme dans n’importe quel autre MMO et des phases navales où l’on combat avec son navire comme s’il s’agissait d’un personnage à part entière. Il faut cependant ajouter une exception à cela : les abordages. Dans ce cas, plusieurs personnages peuvent se retrouver dans un navire et y combattre comme à terre.

Sur la terre ferme comme sur les océans, le système de contrôle est classique, utilisant à la fois les flèches et la souris. En mer, les développeurs ont cherché à concevoir un système à la fois simple et réaliste afin de restituer toute la dimension tactique des affrontements navals. Pour le déplacement, on règle la surface de la voilure et la direction de voiles en fonction du vent. Pour s’aider, chaque navire est entouré d’un anneau appelé Sailing Ring. Un système que l’on a déjà vu dans pas mal de wargames navals comme Wooden Ship & Iron Men adapaté d’une simulation sur carte et pions d’Avalon Hill ou plus récemment dans Tortuga. Le principe est simple, un système de couleur vous indique quelle est le meilleur cap à prendre pour avoir une prise au vent optimale, qui lui assurera la meilleure vitesse de navigation et donc de manoeuvre. Et dans un combat naval la victoire revient en général à celui qui peut manoeuvrer le plus. Bon sauf si vous attaquez un galion espagnol avec une simple goélette, mais bon, il faut aussi un peu réfléchir des fois…

Comme avatar et navire sont inséparables dans le jeu, vous pourrez bien évidemment personnaliser votre vaisseaux. Enfin, vos vaisseaux, car vous pourrez en avoir plusieurs au fil du jeu, mais vous n’en piloterez qu’un seul à la fois. Selon Russel Williams «il existe dans Pirates 63 types de navires historiques. Pour les personnaliser, vous pourrez créer vos propres dessins en 2D pour les intégrer sur les voiles et les pavillons. Cependant, les joueurs peuvent aussi modéliser très facilement leurs propres bâtiments – tout en restant dans une limite historique - et l’on peut déjà croiser de superbes réalisations dans la bêta du jeu».

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