The Darkness 2

Memory Full


Memory Full

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Cela fait désormais quelques mois que j'ai opté pour une conduite journalistique irréprochable. Il faut que je vous dise que je prends des notes au calepin. En 20 ans j'ai noirci un nombre incalculable de blocs. Et tout ceci pourquoi ? Pour au final ne jamais avoir le temps de noter LA phrase capitale, celle qui se retrouve mise en exergue au beau milieu d'une page ou celle qui fait la news savoureuse avant le gros article. Donc, l'an dernier, j'ai décidé de passer au tout technologique, pour ne rien louper de ce que disent les développeurs ou les attachés de presse.

Du coup, pour que vous profitiez bien de la démo de The Darkness 2 à laquelle j'ai assisté aujourd'hui, j'ai décidé de retranscrire exactement tout ce qui a été enregistré sur mon dictaphone. C'est Agnès qui présente la démo. Je vous en ai déjà parlé, c'est la cool attachée de presse de 2K Games. Elle a deux obsessions Agnès : botter le cul des aliens de Duke Nukem et botter encore plus de culs d'aliens de Duke Nukem.

"Alors aujourd'hui, on va vous présenter quelques niveaux de The Darkness 2, c'est gentil d'être venu. On va éteindre la lumière, n'ayez pas peur. Chose importante : c'est une version pré-alpha. Le jeu sort à l'automne sur PC, 360 et PS3. L'histoire, vous connaissez, c'est tiré d'un Comics, etc. On se situe là deux ans après le premier Darkness. J'ai trois trucs super importants à vous dire, dont Digital Extreme, le développeur est super fier. Le premier c'est"

Et là, je dois vous expliquer qu'il y a quelque chose que je n'avais pas bien vu, étant donné que je regardais l'écran et son menu principal. Ce qui m'avait échappé, c'était la petite mention "Memory Full" sur l'écran du dictaphone. L'anecdote est évidemment tout à fait authentique, sinon, elle n'aurait aucun intérêt. C'est précisément au moment où Agnès évoque le premier truc super important aux yeux du développeur, probablement un des grands chantiers du jeu, à ce moment précis que le dictaphone s'est arrêté.

Putain, de quoi elle a parlé ?

Le problème, c'est qu'on a vu quatre niveaux, je crois. Damned. Plus j'y repense, plus c'est flou. Pourquoi faire confiance à ce point en une technologie si capricieuse au final ? Je n'aurais pas dû miser toute ma carrière sur ce petit appareil de 11 cm. Quelle folie !

J'aimerais revenir en arrière, repasser à ce bloc-notes si artisanal ou mieux, enregistrer et prendre des notes simultanément comme on porterait à la fois des bretelles et une ceinture, comme une narration interactive. Hein ? Waouh. Ça me revient.

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J'aurais pas dû aller chez Couic

« Narration interactive ». Ces deux mots sont apparus comme des néons en pleine nuit. Le truc, avec cette présentation, c'est qu'elle n'illustrait pas parfaitement tout ce qu'Agnès avait à nous dire du jeu. Elle a donc parlé d'une narration interactive, de cutscenes dans lesquelles on interagissait quand même.

Je ne sais pas si le premier niveau qu'on nous a montré appartient à cette catégorie. Le héros entre dans un restaurant, traverse un grand salon puis arrive dans une autre pièce un peu plus intime. Deux jolies femmes sont face à lui. C'est au moment où il s'assied que la blonde se prend - et on ne s'y attend vraiment pas - une balle dans la tête. La seconde d'après, une voiture percute le mur du restaurant pour entrer dedans.

À ce moment-là, je pense à un sketch de Les Nuls, un "Régis est un con", avec une sombre histoire de voiture qui était rentrée dans un immeuble. Mais je la boucle parce que s'il faut expliquer le concept de ces sketchs au développeur anglais présent, on n'est pas sorti de l'auberge. Déjà que je n'arrive pas à retrouver un des deux points importants restants que Digital Extreme aimerait que l'on évoque dans nos previews. Alors si en plus j'en passe par les "Régis est un con"...

Hem. Peut-être que si j'écris ce qui me passe par la tête, ça va me revenir. Essayons de nous rappeler du contexte de cette présentation : alors, euh, sur la table, y'avait des chouquettes et des bonbons. Non, toujours rien. Juste avant, je m'étais paumé dans Palaiseau. Nada. Où j'en étais ?

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