Test - Pro Cycling Manager 2010

Un tour pour rien

Comme le disait Confucius avant de piquer dans son bol de riz quand il avait trop forcé sur le pinard : « la vie est une perpétuelle renaissance aux cycles immuables ». Dans ces conditions, nous avons au printemps le retour des hirondelles et juste avant le tour de France celui de Pro Cycling Manager. L’année dernière à la même époque je vous avais détaillé par le menu Pro Cycling Manager 2009 et je me demandais déjà en préambule s’il s’agissait d’une véritable évolution ou d’un simple toilettage par rapport à l’opus de l’année précédente.

La même question se pose naturellement aujourd’hui et je ne vais pas vous faire languir plus longtemps avant de vous donner une réponse sans appel : le mot « toilettage » est encore trop fort tellement les différences sont minimes. Cela s'apparente plutôt à ce que fait mon fils quand il passe un quart d'heure dans la salle de bain pour se frotter le bout du nez. La seule jaquette de la boîte donne déjà une indication de mauvais augure. On y retrouve tout naturellement les invariables affirmations ronflantes prédisant une révolution visuelle (sic !) et faisant état de nouveaux modes mais la lecture de l'ensemble masque à peine qu'il ne s'agit que d'un maquillage superficiel, et si le maquillage cache les rides, il ne les efface pas.

1

La « révolution visuelle » est en marche.

Donc, à l'exception des quelques nouveautés annoncées sur lesquelles je reviendrai tout à l'heure, le jeu est donc un simple copier-coller de la version de l'année dernière avec l'indispensable mise à jour de la base de données des coureurs. L'avantage, me direz-vous, est que les vétérans de la série n'auront pas de problème de prise en main dans la mesure où l'interface est rigoureusement identique. Je ne vais pas moi aussi me mettre à faire un copier-coller de mon précédent article et pour les détails de fonctionnement de ce jeu, je vous suggère de vous y reporter.

Qu'il suffise de répéter, comme je l'avais dit l'année dernière, que les mécanismes de gameplay sont parfaitement honorables et fonctionnent bien. Dans ces conditions, il est difficile de se résoudre à des bouleversements et très facile de se laisser aller à une routine monotone.

Cela dit, aussi bons que soient des mécanismes, ils ne sont pas inusables et la stagnation ne conduit qu'à l'ankylose et à la dégénérescence. Il est toujours plus agréable de voir un développeur prendre des risques avec une franchise à succès, quitte à parfois s'égarer, plutôt que de resservir le même plat en un peu plus copieux, comme on trait une vache à lait de façon routinière. La série Civilization, par exemple, a su évoluer, en se plantant parfois, sans dénaturer ses fondamentaux, ce que Cyanide s'est manifestement gardé de faire.

Trailer E3 2010.

Commentaires (0)

Fermés

  • Commentaires trouvés