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Race Driver : GRID Test

Xbox 360 PC PlayStation 3 Test par Tom Bramwell

25 mai, 2008

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Cet aspect du jeu est un peu superficiel, mais il vous donne quelque chose à faire entre les courses et il est particulièrement agréable d’examiner les offres de sponsoring et de choisir entre accepter l’offre de Fila, qui propose quelques milliers d’euros à chaque fois que vous vous classez mieux que cinquième, ou viser une plus grosse somme avec Max Power, mais seulement pour les podiums. De même, engager un coéquipier peut être onéreux, mais peut s’avérer payant si vous choisissez un spécialiste du Pro Tuned juste avant de participer à une de ces courses. On pourrait volontiers se passer du bavardage radio des mécanos et des équipiers, qui est répétitif et limite énervant (même si vous pouvez vous faire appeler "Maverick"). Vous pouvez aussi acheter et vendre des voitures sur eBay Motors au lieu de passer par le canal normal - en dépit d’un listing légèrement différent c’est le même menu avec quelques publicités.

Malgré ces à-côtés, la structure des courses en équipe saison par saison de GRID World est un succès éclatant et des rivalités se font jour dans le style Princess Peach et Mario (Kristensen – A mort !), ce qui permet des morceaux de bravoure en tête à tête avec vos rivaux honnis (Ravenwest - A mort !), à la fin de chaque partie et une sortie régulière au Mans, où l’on commence en tant que freelance pour des équipes de troisième ou quatrième catégorie bataillant pour la 12ème place et où l’on finit tout doucement par disputer la victoire au volant d’une Audi10 à 10 millions d’euros poussant à 400Km/h. Chaque course au Mans dure 12 minutes dans la réalité où l’on passe par un cycle jour/nuit complet et les lignes monstrueusement rapides du circuit Sarthois sont une alternative bienvenue à l’habituel Nurburgring Nordschleife, qui a été massivement le circuit de prédilection des jeux de courses d’arcade ces dernières années.

La plupart des autres circuits de GRID ont en commun avec le Mans un agréable mélange d’exigence de virtuosité technique et de superbes visuels ; qu’il s’agisse de prendre les longs virages à gauche d’Okutama avec leurs bandes rugueuses proéminentes traîtres à l’ombre d’une montagne ; d’apprendre à couper les virages en conduisant sur les trottoirs surélevés à San Francisco ; de jongler entre des virages à angle droit successifs sur l’asphalte et les rails de tramway au milieu d’immenses immeubles oppressants près de la baie ; de parcourir le circuit Hachiko Drift gentiment balisé de cônes dans un Shibuya luisant de pluie ; de négocier la sucette épingle à cheveu de Long Beach ; ou de regarder anxieusement dans la nuit lors du tour de circuit nocturne du Mans, effrayé par chaque prochain virage. Où que vous soyez, Flashback fait que l’on peut se rire d’un éventuel crash spectaculaire et ensuite faire revenir la séquence en arrière puis en avant, comme un DJ grattant une platine, pour son propre amusement.

La représentation visuelle n’est pas tout à fait au niveau de celle de Burnout Paradise, mais à beaucoup d’autres égards GRID est un jeu de course véritablement splendide : les voitures sont éblouissantes, que l’on regarde le soleil décliner sur le côté de sa première Mustang ou un kart amélioré de F1000 se planter sur une barrière de sécurité tandis que l’on freine médiocrement dans un virage serré. Il y a là une élégance et un raffinement dans le détail qui se démentent rarement. C’est plus apparent dans les petites choses : la sérénité du menu d’arrière-plan dans le décor du garage avec la caméra qui ondule doucement comme sous l’effet d’un vent léger ; le zoom vertigineux de l’intro de GRID World sur la grille de départ ; les notifications de la progression des Succès sur les écrans de chargement ; les chargements progressifs des voitures fantômes pour les tentatives contre le record du monde dans le mode Test Drive ; la panoplie des assistances au conducteur, que beaucoup voudront désactiver, mais qui diminue la pression pour ceux qui sont à la peine.

'Race Driver : GRID' Screenshot 6

Nous préférons la caméra au niveau des pare-chocs (c’est toujours le cas) mais les vues de l’intérieur et de l’extérieur de la voiture sont géniales pour faire baver ses amis.

Là où GRID est moins bon, c’est sur des détails relativement sans importance – à moins d’apprendre le tracé des circuits, par exemple, on pourra regretter ici l’absence des «finitions de course» de PGR4, qui indiquent les distances de freinage et les courbes optimales subtilement mais efficacement. Malgré la modélisation des dégâts, il est également toujours possible de rentrer dans les autres coureurs pour les écarter de son chemin – mais pas autant que dans GT ou PGR – et dans un jeu visuellement aussi superbe, il est décevant de ne pas pouvoir sauvegarder ses courses pour les diffuser en ligne.

Sur tous les autres plans, GRID est une franche réussite : le mode solo est varié sans être confus ; le mode multijoueurs en ligne supporte 12 joueurs et la modélisation des dégâts, réduisant les empilements au premier virage. Les circuits et les voitures sont bien choisis et bien reproduits ; et Flashback en solo permet de conduire avec la même détermination au troisième tour qu’au premier, en minimisant les risques d’une façon que vont rapidement envier les autres développeurs. Même si GRID ne porte pas les ventes US de Codemasters au niveau de celle de PGR, comme le souhaite le développeur, c’est une belle réussite et un premier leader pour le meilleur jeu de course 2008.

9/10

Comment nous attribuons nos notes

Race Driver: GRID est attendu sur PS3, 360 et PC le 30 mai.

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