Resident Evil 5 : Lost in Nightmares

Rêve de cauchemar.

Aussi étrange que puisse paraître l'arrivée d'un contenu téléchargeable presque un an après la sortie du jeu titre, très peu s'en plaindront dès lors qu'il est de la qualité du Lost in Nightmares de Resident Evil 5. Disponible pour environ cinq euros sur PSN ou Xbox Live, il inclut non seulement un nouveau chapitre extrêmement divertissant, mais aussi le bonus supplémentaire d'un mode « Réunion de mercenaires» avec de nouveaux personnages jouables.

Lost in Nightmares, qui se déroule en 2006, creuse dans le puits presque sans fond des histoires d'arrière-plan de la franchise, en mettant en scène un flash-back à partir d'un événement se déroulant au milieu de Resident Evil 5. Si vous avez déjà joué à ce jeu (si ce n'est pas le cas, passez ce paragraphe) vous vous rappellerez de Chris Redfield et Jill Valentine se battant contre leur éternel ennemi Albert Wesker avant de sauter par une fenêtre pour aller apparemment connaître une fin tragique en s'écrasant en contrebas. Destiné à l'origine au jeu principal, il avait été coupé pour faire en sorte que le partenaire avec lequel vous coopérez reste le même tout du long.

Ce genre de problème étant sans importance dans le contexte d'un épisode séparé de la trame principale, ce nouvel épisode nous fait revivre l'heure qui a conduit au point d'orgue de cet affrontement, alors que Chris et Jill découvre les mystères nauséabonds du manoir d'Ozwell E. Spencer. Alors que vous furetez dans ce grand bâtiment à la recherche de leviers, d'emblèmes et de mots de passe, Lost in Nightmares semble d'une familiarité rassurante.

Au lieu de vous faire combattre sans arrêt et de façon répétitive pour vous défendre contre les hordes de Majini, l'accent est à nouveau mis comme par le passé sur l'exploration, avec son côté plus réfléchi et moins frénétique. Ce changement de direction et le rythme plus posé contribuent instantanément à nettement alourdir l'atmosphère tandis que vous progressez d'un pas hésitant dans des couloirs sombres, craignant à tout moment de voir une créature baveuse exploser une des fenêtres couvertes de toile d'araignée pour surgir près de vous. Ces moments-là sont parfois assez téléphonés, mais la peur nait surtout de l'attente de leur arrivée. Les moments de violence panique sont réservés pour plus tard.

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Première règle de Resident Evil: ne jamais faire confiance à un cadavre!

Bien entendu, à peine vous êtes-vous installés dans le confort de votre appartement cossu, délicatement décoré et haut de plafond, que vous entreprenez de démembrer furieusement le mobilier, en grande partie avec le vague espoir de découvrir une cache d'armes secrète. D'ordinaire, ce genre d'actes de vandalisme gratuits ne vous dérangerait pas le moins du monde, mais, comme les visuels de Resident Evil n'ont jamais été ciselés avec autant de soin, vous avez presque l'impression que c'est mal. Cela dit, ce n'est pas ce qui va vous arrêter.

Certaines choses, par contre, ne changent jamais. Comme dans les Resident Evil de l'ancien style, vous êtes désespérément sous-équipés, armés seulement d'un pistolet et de quelques chargeurs, et censés faire mouche avec chaque balle. Cela dit, dans la première section tout du moins, l'absence de combat met fermement l'accent sur l'exploration et la résolution d'énigme, pendant que vous vous efforcez de trouver les éléments nécessaires ouvrir le sous-sol suintant de Spencer.

Une fois passé ce retour à l'ancien style, heureusement assez peu appuyé, Lost in Nightmares commence vraiment à démarrer avec une séquence intense de séquences scénarisées qui montrent précisément ce qui manquait douloureusement au jeu titre.

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