Resident Evil : The Umbrella Chronicles

Shoot shoot don't talk

C’est quoi ce machin ? Un shooter linéaire avec des zombies aussi bon que The House of the Dead II ? En 2007 ? Quelle misère qu’il ait fallu à Capcom huit ans et quatre tentatives pour le mettre au point ! Quelle misère que le genre soit aussi démodé que les modems 56k ! Quelle misère qu’il soit si court et qu’il n’y ait pas une seule idée nouvelle dans tout le jeu ! Cela dit, il n’est jamais trop tard pour s’éclater à flinguer les employés morts-vivants d’Umbrella entre les deux yeux. Pas vrai ?

Tout à fait vrai. Presque malgré eux, les shooters linéaires ont un étonnant goût de «revenez-y», quand ils sont bien faits, et Umbrella Chronicles s’en tire plutôt bien avec sa resucée de la formule vieille comme le monde : tirer sur tout ce qui bouge.

Pour commencer, l’idée de revisiter l’histoire «Umbrella» à travers un remake des scènes clés des différents épisodes de la saga Resident Evil est un moyen fantastique de vous propulser directement dans l’action. Ça caresse dans le sens du poil la nostalgie latente de tous les fans pour la façon dont les événements clés, les séquences intermédiaires et les boss se dévoilent dans un survival horror pur et dur. On commence dans Resident Evil Zero en choisissant d’incarner, soit le condamné en fuite Billy Coen, soit Rebecca Chambers, une des membres de l’équipe S.T.A.R.S. Bravo, et l’on progresse au fil d’une suite de courts scénarii suivant un timing parfaitement minuté – à l’exception des énigmes bien sûr. Chaque scénario fait tenir tous les événements clés dans des chapitres d’environ dix minutes, tous comportant exactement les mêmes types d’ennemis, les mêmes endroits et parfois même les mêmes dialogues, et finissant avec une rencontre avec un boss.

Tout le monde crève

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C’est pas le moment de paniquer.

Si l’on a joué aux jeux originaux, il est vrai qu’Umbrella Chronicles ne réserve que peu de surprises, mais c’est un peu voulu. Savoir ce qui va arriver n’empêche pas de prendre un pied d’enfer à revivre certaines des séquences cultes dans un environnement plus orienté action – en particulier parce que le moteur du jeu a été repensé de fond en comble et ne donne plus cette impression de pré rendu. Comme vous pouvez vous en douter, le jeu gère les mouvements à votre place ce qui fait que vous n’avez plus qu’à pointer et chercher à massacrer les monstres mutants qui affluent de toutes parts. Le système de contrôle élimine la complication supplémentaire d’avoir à se baisser pour se mettre à couvert et n’ajoute que la possibilité un peu inutile de tourner la tête dans toutes les directions via le stick du Nunchuk. Même si c’est utile pour ramasser des objets à la dernière minute, le plus important la plupart du temps est de flinguer ses ennemis en pleine tête et de réserver les armes les plus puissantes pour les adversaires et les situations où elles sont indispensables.

Par conséquent, même si l’on s’en tire fort bien avec son arme de poing à munitions illimitées, quand on croule sous les zombis et qu’on est sous pression, on est invariablement contraint de passer au fusil, à la mitraillette, au pistolet mitrailleur, au magnum, au lanceur de grenade ou aux grenades à main pour infliger le plus dégâts possibles le plus rapidement possible. Passer d’une arme à l’autre est simple et intuitif, car il suffit d’appuyer sur le bouton C (ou en haut et en bas sur le pavé directionnel), tandis que pour recharger il faut secouer brièvement la Wiimote ou simplement appuyer une nouvelle fois sur le bouton de tir quand on est à sec.

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A quoi ça ressemble des coucougnettes de zombi ?

Comme dans le jeu original, des munitions, des herbes de soins et des kits de premier secours sont disséminés dans le décor, mais dans Umbrella Chronicles on prend aussi l’habitude de tirer sur des objets destructibles et de regarder alentour pour trouver d’autres objets cachés. Il est toujours vital d’atteindre le prochain point de sauvegarde et l’on fait bien vite appel à des armes et des munitions puissantes quand on apprend que des endroits vraiment dangereux se profilent. Au niveau Facile, c’est un exercice utile et pas seulement pour mémoriser le déroulement du script – cela prépare aux niveaux de difficulté supérieurs, donne l’opportunité à la fois de savoir où se trouvent les événements importants et d’apprendre comment répondre au mieux aux attaques rapprochées occasionnelles pendant lesquelles il va falloir vous remuez les gars !

Au fur et à mesure de la progression, le jeu débloque aussi des quêtes annexes intéressantes, comme les missions Wesker qui étoffaient ce petit jeu tortueux à l’époque. Même si ces missions tendent à recycler les endroits et les monstres en faisant du remplissage, les vrais fondus de la série seront sans doute excités de voir combler certains points obscurs de l’intrigue par des cut-scene aussi outrancières qu’à l’accoutumée.

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