Test - Risen

L'immersion avant tout

Dire que Risen commence classiquement est un euphémisme. Le héros se retrouve en effet sur une plage, amnésique. Voilà. C'est donc officiel, les scénaristes n'ont plus qu'une seule histoire à proposer. On pensait que le coup du type ayant perdu la mémoire qui débarque sur une plage avait vécu, après XIII et Jason Bourne, interdit pendant 150 générations de scénaristes. Et bien non ! On remet le couvert. La grande différence, cette fois, c'est qu'il s'agit tout de même d'une histoire non contemporaine. Pas de compte à Zurich planqué dans un microfilm. Dommage, ça aurait réglé les histoires de pognon qui se manifesteront dans le jeu. Nous y reviendrons plus tard.

Très rapidement, notre nouveau héros se rendra compte qu'il se trouve sur une île avec de curieux vestiges un peu partout, comme si ceux-ci avaient poussé du sol. Le héros n'est pas non plus la seule personne dont la curiosité a été éveillée. Trois factions se disputent la suprématie des lieux. C'est le premier point réellement intéressant. Généralement, quand deux factions (Horde ou Alliance, NOD ou GDI) s'affrontent, c'est toujours blanc ou noir et votre adversaire fonctionne d'une façon diamétralement opposée à la vôtre. Il n'est souvent même pas besoin de jouer avec la faction adverse en question puisque c'est le reflet opposé dans le miroir.

Paysages somptueux, PNJ autonomes, combats rythmés : les aspects importants de Risen se trouvent ici.

Avec trois camps, c'est tout à fait autre chose. Là, la découverte de chaque faction prend un intérêt tout particulier car ce sont trois philosophies très distinctes. Pour résumer, on trouvera trois camps qui permettront d'évoluer de façon très spécifique. L'Ordre vous fera incarner un guerrier, l'Inquisition un mage et une troisième faction de rebelles vous mettra au service d'une guilde de voleurs. Ce n'est pas au début du jeu que l'on choisit une classe de personnages impliquant un gameplay ferme et définitif mais vos rencontres, vos amitiés et vos dialogues qui détermineront votre classe. Il faut bien admettre que ce choix est particulièrement pertinent, aidant avec beaucoup d’autres choses à rendre le jeu très immersif.

Ainsi, le fait de commencer sans trop savoir qui on est s'avère judicieux. En fait, logiquement, tous les jeux devraient commencer de la sorte. En commençant une aventure, on "débarque", littéralement, dans un univers auquel on n'est pas forcément familier. Le fait d'être amnésique refait une virginité des souvenirs. L'oubli vous met sur un pied d'égalité avec votre avatar. Ensuite, la progression qui ne se fait pas comme dans World of Warcraft mais par l'intermédiaire de PNJ, l'absence d'interface explicite dans le jeu permet de s'immerger plus efficacement. Il faut bien admettre que l'on perd pas mal de repères par rapport à ce que l'on connait grâce aux jeux de rôle traditionnels ou aux MMO.

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Tous les artisanats sont capitaux, que ce soit la forge ou la cuisine.

Il faut d'ailleurs avoir tout ça en tête en jouant à Risen. Il se peut que vous preniez des décisions définitives sans trop le savoir. Car en ayant opté pour une faction, on ne peut pas revenir en arrière. On peut un peu tergiverser avant, histoire de faire un choix entre ces salauds de voleurs ou ces pourris d'intégristes mais lorsque vous franchissez le pas, c'est définitif. Mieux vaut peser le pour et le contre et faire répéter les PNJ plusieurs fois ce qu'ils ont à vous dire sur leurs habitudes.

C'est également grâce aux PNJ que vous pourrez valider vos acquis. Les combats vous font emmagasiner un certain nombre de points d'expérience mais ne croyez pas évoluer au milieu de nulle part. Il faudra revenir devant un PNJ spécifique pour apprendre de nouveaux talents. Le type en question ne fait pas non plus ça pour la gloire : il faudra lui filer de l'argent, ce qui limitera également l'apprentissage. Le début du jeu est donc très lent, tout comme la progression, cela entraînant forcément une longue durée de vie. Mais il faut clairement aimer le concept de l'interface minimaliste et cette recherche de l'immersion à tout prix. Nous, on a trouvé ça super sympa dans un premier temps, tout à fait lourdingue dans un second. Mais le fait que l'on joue à WOW depuis des années nous a peut-être conditionnés à jamais. Un autre jeu de rôle nous attend prochainement. On sera fixé.

Commentaires (2) Latest comment il y a 3 années

Fermés

  • Klepto #1 il y a 3 années

    Beaucoup d'erreurs dans ce test :

    -Déjà a aucun moment le héros est amnésique, il s'agit d'un héros "sans nom et sans passé" comme dans Gothic. Il a bien sur un passé mais il n'est pas connu du joueur et comme le Héros a échoué sur une ile inconnu (pour lui) sont passé n'a aucun intérêt.

    -Il n'y a que deux faction réel, vu que l'inquisition et l'ordre sont le même camp. Donc on a des missions pour l'Ordre/inquisition, ou pour le camp du Don...

    -L'Ordre ne fait pas de guerrier, mais des mages pure, l'inquisition fait des guerrier/mage (baton + magie mais impossibilité d'utilisé les runes magiques seulement les 3 sort offensive) et le camps du Don fait des chasseurs, guerrier ou voleur.


    Sinon j'ai la version 360 est elle est très bien, pas d'aliasing, modélisation plutôt bonne, et bon framerate... (avec le jeu installer)
    Seul problème des textures monochromique digne d'une N64 (théoriquement corrigé dans un patch qui sort aujourd'hui....) et quelques ralentissement lorsque on joue un mage (la première boule de feu entraine toujours une grosse chute de framerate)
    Mais le jeux reste beaucoup plus agréable a jouer que Two Worlds sur la même console !!
  • Arikado #2 il y a 3 années

    Un excellent Jeu de Rôle que je conseille à tous ceux qui veulent sortir du cliché habituel, et qui vivront des aventures comme s'ils y étaient.
    Personellement le seul truc qui me dérange un peu, c'est la tête des personnages (qui, il faut l'avouer ont du tomber trop souvent de leurs berceau quand ils étaient petits).

    Sinon pour les combats, je trouve ça au moins plus tendu que dans d'autres jeux du style. Ici au moins, on a toujours l'instant d'hésitation pour se demander si l'on va attaquer ou pas. D'ailleurs, mon combat le plus mémorable fut lors d'une quête (que je ne spoilerai pas), ou je devais combattre 4 adversaires, mais qui eux mêmes on apporté 2 espèces d'autruches, et moi même j'ai aggroté 4 combatants squelettes !!! L'avantage, c'est que tous ne me sont pas tombé dessus : les squelettes à moitié sur moi et mes ennemis, les bestioles aussi, ce qui fait qu'ils se sont tous entretués, et au final j'avais bcp moins de monde à découper. Réaliste quoi ^^

    Les choix aussi ont leur importance, et au moins on ne zappe pas les textes comme dans wow, puisque chaque indice ou indications sont à bien retenir ;).

    Bref perso sur pc je met un bon 8,5 en attendant le Dragon age origins ;)