Rockstar Pass, suite et fin

Galvanoplastie Nicholson et Joints à gogo


Galvanoplastie Nicholson

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Il y a quelques années, en découvrant le phénomène qui allait petit à petit envahir la commercialisation d'un jeu, j'en voulais aux éditeurs qui avaient trouvé un nouveau système pour nous faire payer un jeu plus cher : les DLC. Pas de valeur ajoutée, simplement le morcellement d'un jeu. Une zone géographique ici, une nouvelle arme ici, trois ou quatre missions en plus. Avec L.A. Noire, on a quelque chose de très différent. On a des enquêtes autonomes qui enrichissent un tronc déjà très solide.

Aujourd'hui, je suis triste. Jamais je n'aurais pensé être triste pour ça. Je suis triste parce que tous les DLC L.A. Noire sont sortis (retrouvez le test des autres ici) et aucun autre n'a été annoncé. Vu les relations houleuses entre Rockstar et Team Bondi, c'est peut-être la fin de ces formidables nouvelles enquêtes. Des cas supplémentaires, j'en aurais voulu des dizaines, aux Incendies Criminels, aux Moeurs… J'aurais aimé revenir sur L.A. Noire comme je reviens régulièrement sur Rock Band quand les Clash, Bowie ou Queen apparaissent en DLC. Là, rien n'est annoncé, ni abandonné d'ailleurs, mais je vois mal Rockstar commander un nouveau contenu à Team Bondi. Il faut donc se faire à l'idée que "Joints à gogo", arrivé hier, soit le dernier cas supplémentaire de ce titre. Dommage car une fois de plus, c'est extraordinaire. J'ai d'ailleurs une petite préférence pour "Joints à gogo".

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L'enquête vous mènera chez un constructeur d'avions.

Mais faisons les choses de façon chronologique. Car il y a déjà quelques semaines que Galvanoplastie Nicholson est disponible. Dans cette histoire, tout commence par une gigantesque explosion, alors que les deux policiers sont en train de discuter de leur dernière enquête (j'ai trouvé ça d'ailleurs un peu ennuyeux dans la mesure que je n'ai pas encore entamé la partie des Incendies Criminels) lorsqu'une énorme explosion a lieu. Ils sont assez loin mais ils peuvent sans mal voir la colonne de flammes ; immédiatement, ils vont sur place. C'est tout un quartier, sur plusieurs blocs qui a été complètement ravagé. On imagine des dizaines de morts.

Tout commence évidemment par une collecte d'indices. Pas facile dans tout ce bazar. Quelques éléments vont vous faire avancer : une valise dans laquelle on trouve quelques objets étranges. On découvre un code, une table de conversion, un mini appareil photo… Visiblement, dans cette boite, quelqu'un se prenait pour un agent secret. Un autre objet particulier vous met sur une autre piste : il s'agit d'une pièce d'un avion. Au coeur de cette histoire, un anti oxydant qui permettra à des pièces métalliques de ne pas rouiller. La guerre est finie mais l'armée n'est pas loin. Les barbouzes non plus.

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Au départ, les flics ont peur que ce soit un coup des «rouges».

Au menu, de bien belles fusillades, une poursuite en bagnole et la fuite d'une maison en feu. Il y a cependant un passage qui m'a pour le moins un peu agacé. Lorsque l'on cherche des indices dans les décombres, on tombe donc sur un code incompréhensible et une roue de décodage. Le H équivaut au K et on a toujours le même décalage. Autrement dit, il est même possible de craquer le code sans la roue. J'avais commencé par noter sur un bout de papier le résultat, une adresse, très content de moi en me disant que lorsque je passerais devant la bonne maison, une cinématique se déclencherait. En réalité, le joueur est beaucoup plus assisté. Il faut faire tourner la roue devant les lettres correspondantes pour qu'en haut de l'écran l'adresse apparaisse. Une fois que la dernière lettre est entrée, cela valide évidemment la destination qui nous intéresse. J'ai trouvé ça vraiment incroyablement dirigiste.

Et d'une manière générale, je trouve le jeu plutôt simple. Pour les DLC, j'aurais imaginé un peu de piment. J'ai pensé à ça en voyant le nombre de fois où il fallait choisir l'attitude du doute (plutôt que mensonge ou vérité) dans un interrogatoire. C'est dans plus de 50% des cas. C'est un peu ce que je reproche au jeu dans sa globalité.

Il n'en demeure pas moins que Galvanoplastie Nicholson est une enquête extraordinaire : on ne sait pas trop quel est le mobile (on ne l'apprend qu'à la fin, après un long jeu de piste parsemé de cadavres) et probablement une des plus importantes vu l'impact qu'elle a sur Los Angeles.

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