Test - SAW
J'ai envie de jouer à un jeu, mais pas à celui-là
La déliquescence torturée d'un asile de fous a été un terrain largement labouré par les joueurs de jeux d'horreur ces dernières années. Des méandres de Manhunt 2 à pratiquement tous les jeux Silent Hill, il n'y a pas de meilleur endroit faire naître la tension tandis que l'on tâtonne dans une obscurité sinistre, armé d'une masse hérissée de clous.
Sans surprise, Saw présente exactement les mêmes endroits sordides déjà vus dans les six films, et s'en tient à la formule des tortures macabres mâtinées de sexe. La victime, le détective David Tapp, doit explorer les recoins d'un asile abandonné, désactiver des pièges horribles et résoudre des énigmes pour survivre et s'approcher de la « vérité » quant au Jigsaw Killer. Au démarrage, Saw met en scène le jeu comme un scénario typique du film. Tapp prend un dictaphone qui débite un monologue effrayant où la voix sourde de Jigsaw vous donne de brèves instructions sur comment faire avancer votre enquête.
Conformément à la tradition de Saw, rien n'est jamais simple. Pour trouver les clés des portes verrouillées, il faut s'aventurer dans des toilettes jonchées de seringues ou plonger dans des cuves d'acide, tandis que les murs maculés de sang donnent des indices sur les combinaisons des fermetures. La mort est souvent très proche quand vous marchez précautionneusement pieds nus sur du verre brisé en essayant d'éviter les fils qui déclenchent des pièges, ou quand vous ouvrez une porte pour tomber sur un autre piège déclenchant un fusil. En chemin, les autres résidents de l'asile surgiront en hurlant de l'obscurité, cherchant eux-mêmes à prolonger leurs vies en sursis (ce qui implique bien entendu de vous tuer), ce qui vous contraint à des combats aux corps à corps brutaux qui parodient par inadvertance les pires éléments de combat des jeux de Survival Horror.
Vous pouvez utiliser 18 armes dispersées dans les environnements, mais chacune d'elles est aussi malcommode que la précédente. Vous passerez une grande partie du jeu à avancer péniblement équipé d'une batte, d'un bout de tuyau ou d'une tige de balai, mais vous trouverez de temps en temps un cocktail Molotov ou un pistolet avec lequel éliminer rapidement vos ennemis. Il pourra vous arriver, et c'est ridicule, de vous retrouver pris dans une boucle où vous ne faites que subir des dégâts, incapable d'infliger un seul coup, tandis que votre adversaire vous met en pièces. Vous avez au moins la possibilité de leur faire la même chose et de leur cogner dessus jusqu'à ce que mort s'ensuive (souvent à mains nues) tandis qu'ils dégoulinent de sang. C'est un des pires systèmes de combat que j'ai jamais vus. La seule tactique possible est simplement de taper comme un sourd sur le bouton et de croiser les doigts pour que tout se passe bien.
La bicyclette de Sir Clive apparaît dans les endroits les plus inattendus.
Malgré, ou peut-être à cause de cela, chaque rencontre provoque un véritable sentiment de panique – notamment avec les ennemis porteurs de colliers explosifs se déclenchant à votre proximité. Si vous vous aventurez trop près, votre propre collier commence à bipper, ce qui ne vous laisse pas d'autre choix que vous éloigner en attendant que leurs têtes finissent par exploser. La panique que cela provoque vous conduira inévitablement de temps en temps à buter sur un fil déclenchant un piège que vous n'aviez pas vu auparavant, une des façons les plus simples mais les plus efficaces de mettre fin à votre calvaire. Heureusement, vous pouvez concocter vos propres pièges mortels et y attirer vos ennemis vers un sort funeste, notamment des pièges électriques ou à gaz (tous brevetés Detective Tapp). La progression est généralement « récompensée » par d'autres occasions de connaître une fin horrible – impliquant généralement des circuits à énigmes à résoudre dans un temps limite dans le style de BioShock, ou d'aligner des soupapes à vapeur pour éviter d'être gazé à mort - voire parfois les deux à la fois si le jeu est d'humeur particulièrement diabolique, ce qui est fréquent.
Vous devriez aussi aimer
-
Max Payne 3, le solo - Test 4
-
Diablo III : Difficulté hardcore, rejouabilité, futurs plans... 1
-
The Witcher 2 - Le Making of - Dossier 0
-
Diablo III, le multi - Test 1
-
Diablo III : Guide des classes, 1e partie - Tips 1
-
Diablo III et le hacking 2
-
La news OSEF de la journée 1
-
Diablo 3 : la rage des européens 4
-
Du hack sur Diablo III ? 2
-
Rétrogaming Consoles - Dossier 0
-
Rétrogaming Consoles - Dossier 2
-
Ghost Recon sur Facebook 0
-
Pas de niveau vache dans Diablo III 1
-
La news OSEF de la journée 0
-
Une date pour Tekken Tag Tournament 2 0
Commentaires (2) Latest comment il y a 3 années
Fermés
Ce commentaire est situé après la limite que vous avez fixé Voir
J'ai envie de jouer à un jeu, mais pas à celui la
MDR
je vais attendre 1 demo avant avis definitif
si demo il y a ???
Ce commentaire est situé après la limite que vous avez fixé Voir