Test - Scribblenauts

Trop ambitieux ?

Quand il fut dévoilé lors de l’E3 de cette année, Scribblenauts a attisé la curiosité des journalistes comme rarement un jeu DS était parvenu à le faire auparavant. Il faut dire qu’un jeu où l’on peut écrire n’importe quel mot pour le voir se matérialiser graphiquement dans la seconde, ça ne court pas les rues, c’est même la première fois dans l’histoire du jeu vidéo. Le concept est simplement génial et DS en main, c’est tout un nouveau monde qui s’ouvre au joueur, prêt à être surpris à chaque instant.

Pourtant, le démarrage n’est pas des plus excitant avec un tutorial un peu lourd qui laisse déjà constater que nous ne sommes pas dans un jeu conçu par Nintendo avec des commandes qui ne répondent pas toujours au quart de tour. On nous apprend ainsi dans ce niveau 0 que l’on déplace son personnage de façon tactile en touchant l’écran là où l’on veut qu’il aille tandis que les boutons servent simplement à bouger la caméra dans le décor. Il est possible de se saisir d’objets pour s’en servir, comme prendre un marteau pour casser une planche en bois ou une pelle pour creuser la terre friable. On peut également monter dans une voiture, un avion ou tout animal qui fera office de monture. Prendre une arme permet d’attaquer ou de tirer sur ce que l’on veut s’il s’agit d’un pistolet ou autre arme de jet. Relier des objets entre eux avec de la colle ou une corde fait aussi partie des possibilités importantes dans le jeu, tandis que l’on peut aussi en placer dans des caisses ou dans des cages.

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Chaque niveau vous rapportera plus de points « Ollar » si vous le terminez sous le Par (comme au golf), avec peu d’objets donc.

Voilà pour les bases avant qu’on en vienne vraiment au fait : le bloc-notes. C’est lui qui est au coeur du gameplay, puisque tous ces objets, c’est vous-même qui devez les faire apparaître en sélectionnant simplement les lettres sur un clavier virtuel. Vous avez également le choix d’écrire manuellement comme avec ce bon vieux Kawashima, mais on vous le déconseille, cette option manquant clairement de répondant. On peut taper énormément de mots, mais pas tout, vous vous en doutez bien. Il doit donc s’agir d’objets physiques qui existent et ça ne peut pas être un endroit, un nom propre, et toute une catégorie de mots se rapportant au sexe, à l’alcool, au racisme, aux insultes ou aux marques protégées sont exclus, forcément. Une fois le mot tapé, l’objet apparaît et on peut alors le faire tourner pour le placer comme on le souhaite un peu partout sur l’écran. On ne peut évidemment pas l’inonder de trop d’objets, un compteur montrant qu’il faut s’arrêter à un moment et jeter le surplus dans la corbeille.

Mais à quoi cela sert-il de faire apparaître des objets ? À terminer l’un des 220 niveaux que comprend le jeu, la moitié d’entre eux étant rangée dans la catégorie « énigmes » avec un objectif précis à remplir tandis que l’autre, classée « action », demande juste d’atteindre une étoile « starite » dans le décor. Ainsi, parmi les énigmes, on vous demande par exemple dans les premiers niveaux de déshydrater un homme perdu dans le désert. Allez-vous lui créer une bouteille d’eau, une glace, un nuage de pluie au-dessus de lui ou n’importe quoi d’autre qui vous passerait par la tête ? À vous de décider, et de l’écrire.

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