Sorcery - Test

Demi baguette.

10


Les sorciers passent énormément de temps à envoyer des sorts. Dans ce ravissant « spell-'em-up » de Sony, la baguette est votre arme de base et cette baguette, c'est le Move.


Sorcery pourrait rappeler le récent jeu Harry Potter - produit dérivé d'une machine Poudlard de plus en plus sinistre-, mais pas de panique, c'est mieux. Court, certes, mais aussi vivant, bien présenté, et plutôt agréable le temps que ça dure. Si vous avez des enfants que vous n'arrivez pas à occuper, il pourrait même être un peu… magique.

C'est aussi l'histoire simple d'un garçon apprenti sorcier et d'un chat qui pourrait ne pas être du tout un chat au final. Comme le demande plus ou moins ce genre d'histoire, le garçon adore faire joujou avec des choses dangereuses qu'il ne comprend pas et il se retrouve bientôt impliqué dans un problème magique désastreux. Après cela, notre duo se met en route pour sauver le monde - et probablement corriger au passage quelques erreurs anciennes. Ça se passent comme ça avec les les apprentis sorciers. Et aussi avec les chats, si l'on n'y réfléchit bien…

En tant que jeu basé sur le contrôle de mouvements, la configuration de Sorcery est merveilleusement équilibrée, le mouvement étant géré par un stick tandis que tous les lancers de sort se font avec les mouvements nerveux du Move. Le Move n'a pas à s'embarrasser de tâches équivalentes à celle de la rotation de la perspective et il n'a même pas besoin d'être visibles pour le PlayStation Eye -ou quel que soit le nom qu'on lui donne aujourd'hui - quand on n'est pas au milieu d'un combat. C'est une configuration assez idéale et la caméra réagit bien.

Après avoir pris soin d'asseoir ses fondations, Sorcery offre quatre ou cinq heures d'une aventure tranquillement accrocheuse, remplie de paysages sublimes et astucieusement détaillés. L'intrigue vous emmène au travers de nécropoles terrifiantes, de villages endormis et de forêts oniriques où des choses malfaisantes sont tapies dans l'ombre.

Ce sont bien évidemment des clichés, mais des clichés joliment éclairés et élégamment dessinés, avec d'épaisses portes de pierre teintées d'or par des torches aux contours flous, des branches d'arbres qui semblent titiller les étoiles, et un château effrayant qui semble avoir été cimenté avec du verre en fusion.

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