Spec Ops The Line - Test

Vision subtile d'une guerre brutale.

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La Chine vient de faire part de son intention de réaliser le plus haut gratte-ciel au monde : 838 mètres. Ce qui dépasserait de 10 mètres la tour Burj Khalifa de Dubaï, plus haute tour à l'heure actuelle. Partout dans le monde, des types ont vraiment des problèmes avec leurs pénis.


Cette surenchère permanente n'est pas prête de s'arrêter. Comme disait Coluche : les tours, c'est pas les plus grandes qui sont les mieux. Oui, il disait ça, plus ou moins. Bien entendu, quand j'ai entendu cette news, j'ai immédiatement pensé à Spec Ops The Line, le jeu se déroulant à Dubaï. Et dans les minutes qui ont suivi, j'ai un peu déprimé. Toute cette ingénierie, toute cette logistique qui sert à un concours phallique. Que de gâchis.

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Le paradoxe, c'est que Spec Ops The Line a une approche radicalement opposée à ces défis idiots. Au final, les vrais héros, ce ne sont pas les protagonistes du jeu, ni même Dubaï. Ce sont les développeurs qui ont réussi à nous proposer un jeu qui n'est absolument pas manichéen et qui s'accompagne d'un message. Message que l'on retrouve dans Apocalypse Now et dans pas mal de choses un peu plus ambitieuses que l'affrontement entre deux camps rivaux.

Le jeu commence à Dubaï, colosse aux pieds d'argile, au sens propre du terme. Les tempêtes de sable se succèdent, à tel point qu'il faut évacuer toute la population. Pour la logistique, des militaires américains ; à leur tête, un militaire exemplaire, Conrad. Lorsque vient le moment de quitter les lieux, la situation devenant ingérable, ses troupes décident de rester sur place. On est sans nouvelles d'eux pendant 6 mois jusqu'à ce qu'un message radio se fasse entendre. Il y a peut-être des survivants.

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