State of Decay

TEST : On casse du zombie. Mais pas que...

Autant le dire de suite, il y a pléiades de jeux sur le XBLA qui méritent d'être découverts. State of Decay est l'un d'entre eux. Déjà, de par sa paternité ! Et quelle paternité ! Aux commandes d'Undead Labs, nous retrouvons Jeff Strain, un ancien de Blizzard. Il a travaillé sur les plus grosses licences de la firme : World of Warcraft, Starcraft, Diablo, rien que ça ! Avec un tel CV, le jeu, initialement intitulé « Class 3 », a de quoi séduire.


Prévu pour être multijoueur et en ligne, ce survival horror dans un monde ouvert se contente finalement d'un mode solo. Quelles qu'en soient les raisons (financière très certainement), ce choix est assumé et State of Decay possède heureusement de solides atouts pour nous convaincre de passer outre.

Les zombies sont aux années 10' ce que les vampires étaient à la fin de la décennie précédente, une manne financière plutôt rentable et qui nous gratifie de pépites dans tous les domaines : The Walking Dead, Zombieland, World War Z, Dead Island, Plant VS Zombie. C'est un genre qui marche et qui, il faut le dire, nous a globalement déjà tout montré. Ainsi, pour sortir du lot, il faut miser sur autre chose que les simples effusions d'hémoglobine et autres arrachages de membres nécrosés chers à Georges A. Romero.

State of Decay N'EST PAS un jeu de cassage de zombie pur et simple. S'écartant d'un Left 4 Dead ou d'un Dead Rising, il mise plutôt sur la gestion de la survie en milieu hostile. Les nerveux de la gâchette ou de la batte de base-ball seront quand même aux anges. En effet, l'élimination de cette cohorte anthropophage demeure au centre des préoccupations quotidiennes.

Nous commençons State of Decay avec Marcus Campbell, errant dans les montagnes du Middle West américain avec son pote Ed Jones. Tous deux étaient là pour profiter du grand air et taquiner un peu la faune aquatique. Cette parenthèse bucolique va brutalement prendre fin lorsqu'une bande de bipèdes humanoïdes céphalophages agresse sans raison le dodu Ed. Armé de son courage et d'une simple branche en bois, notre héros défend la vie et la cervelle de son compagnon d'infortune. Une fois stupeur et incompréhension passées, il faut prendre une décision. Rester et mourir ou bouger et vivre ! State of Decay nous fait progresser avec des missions qui s'entremêlent avec des événements scénarisés. Si ces derniers sont immanquables, les premières ont une durée limitée pour leur accomplissement. Les possibilités sont variées et il faudra tenter de toutes les mener à bien. Ceci afin de maintenir une harmonie au sein de la petite communauté que nous devons rassembler pour survivre. Nos journées et nos nuits seront employées à réunir des ressources (nourriture, médicaments, munitions, matériaux de construction, carburant), construire et développer notre base, désamorcer les tensions entre les survivants, sauver et recruter de nouveaux compagnons, chasser des zombies d'élite ou des hordes.

La variété de ces missions n'a d'égal que leur enchaînement et leur répétitivité. Régulièrement, un de nos compagnons est en danger. Aider ses compagnons permet d'accroître l'affinité avec eux et de pouvoir les incarner par la suite. Car oui, State of Decay ne nous fait pas incarner un héros ultime dans sa version badass ! Comme dans la réalité, la fatigue se fait sentir et les blessures réduisent notre résistance. Il faudra donc alterner entre les personnages pour octroyer un repos bien mérité à ceux qui rentrent épuisés de missions.

Un système d'expérience renforce nos compétences (cardio, combat, présence d'esprit et tir sont celles communes à tous les survivants), permettant ainsi de déverrouiller des actions spéciales. Par exemple, la compétence « présence d'esprit » se renforce lors des fouilles. Au niveau maximum, elle offre au joueur l'opportunité de pratiquer une fouille plus rapidement sans faire de bruit. Sans ça, le bruit attirerait immanquablement une palanquée frénétique de zombies indigents. En terme de combat, il est possible de renforcer l'utilisation d'une arme spécifique. D'autres compétences un peu plus exotiques (cuisine, aide psychologique, commérage, bière-pong, quizz de télé-réalité) sont propres à certains survivants. Si elles peuvent nous paraître hors de propos, voire incongrues dans l'immédiat qui sait si un « gourou de fitness » (si si, ça existe !) ne pourrait pas se rendre utile par la suite !

Niveau combat, contrairement à un Dead Rising, les armes à feu sont assez répandues au même titre que les autres catégories d'armes (tranchantes, contondantes ou lourdes). Leur utilisation les abîme et sans réparations elles finiront par se casser. Même si vous en trouverez régulièrement, gardez à l'esprit qu'à l'instar des ressources, elles sont limitées sur la carte. Tandis que les zombies eux, réapparaissent! Prenez-en donc grand soin !

Dans State of Decay, les combats s'enchaînent assez facilement malgré une caméra qu'il faut soit même orienter. Si un ou deux zombies standard ne font que nous mettre à terre, quand ils se feront plus nombreux ou plus puissants, pourront nous envoyer ad patres. Pour triompher, il faudra surveiller notre endurance qui diminue à mesure que nous enchaînons les coups. Parfois il sera plus judicieux de s'éloigner dans un sprint, qui lui aussi consumera ladite barre d'endurance.

Au fil de l'histoire, des rencontres clés nous permettront de disposer d'appuis en tout genre. Il faudra débourser une quantité fixée d'influence glanée lors des missions. Une demande via la radio permettra d'obtenir un barrage d'artillerie, une équipe pour récupérer les précieuses ressources, un avant-poste ou la délocalisation de la base principale et même, pourquoi pas, une nouvelle voiture !

La transition est toute trouvée pour vous parler de la partie mécanique automobile de State of Decay. Des voitures, il y en aura à foison. Celles-ci encombrent les abords des routes. Délaissées par leurs propriétaires, elles ont toutes des performances intrinsèques propres au modèle. Voiture de police ou de rallye, berline ou pick-up sauront vous transporter et écraser les zombies retors qui auraient le malheur de ne pas s'écarter de votre chemin. Oui, en plus d'être fourbe, le zombie ne connaît pas son code de la route ! Comme les armes, il faudra prendre soin des voitures, car elles finiront par exploser si elles sont maltraitées. Bien qu'une amélioration de la base permette de les réparer, il faudra qu'elles soient garées sur une zone prévue à cet effet et attendre que la nuit passe. Ne négligez pas l'importance des véhicules. La carte est grande et une bonne voiture pourrait vous faire gagner de précieuses minutes, vous permettant de mener dans les temps certaines missions.

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