Test - Super Smash Bros. Brawl
Fantastique.
Il y a quelques temps, lors du test de SEGA Superstar Tennis nous plaisantions sur le fait que si OutRun 2 chouchoutait ses fans, SEGA Superstars Tennis c’était diner aux chandelles, danse, cocktails et gâterie coquine au désert. Je perdrais mon boulot si je tentais une comparaison du même tonneau avec Super Smash Bros., car je devrais aller au-delà de ce qu’autorise la décence. C’est un hymne d’amour à Nintendo si total et si déraisonnable, qu’il est difficile d’imaginer comment on pourra faire mieux. Peut-être si le prochain jeu Mario imprime des billets par le graveur à chaque fois que l’on trouve une étoile ? Ou alors si Princesse Peach s’avère être Scarlett Johansson, qu’elle est fournie avec la boîte, et qu’elle a besoin de se faire brosser le dos ?
Comme les autres jeux Smash Bros., c’est une variante de beat-’em-up avec des éléments de jeux de plate-forme, où le but est d’éjecter l’autre joueur (ou les autres joueurs) hors de l’arène. Faire de gros dégâts à l’ennemi - ce qui est indiqué par un pourcentage – les fait gicler encore plus loin jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus revenir en sécurité. En fonction des règles du jeu, les joueurs sont récompensés pour avoir éjecté les autres et pénalisés pour leurs propres voyages dans les abysses, le gagnant étant généralement désigné sur une synthèse logique des deux. Et le gagnant est toujours un personnage d’un jeu Nintendo ou un intrus bienvenu d’un studio concurrent mais néanmoins ami.
Pour commencer, le casting est impressionnant - Kirby, Mario, Link de Zelda, Zelda de Zelda, et de nombreux autres moins connus – mais s’enrichit graduellement au fur et à mesure que l’on progresse dans le mode aventure en solo - Subspace Emissary - où l’on rencontre Ike de Fire Emblem, Pikachu, Solid Snake de Metal Gear Solid et bien d’autres encore. Il y a même Sonic the Hedgedog, accueilli avec plaisir dans une scène de feu de camp orgiaque sur la planète Endor du Retour du Jedi, tout comme Darth Vader retiré amoureusement de l’Etoile de la mort des anciens temps de SEGA, ses précédentes tentatives de détruire Mario oubliées, tandis qu’il danse joyeusement avec l’Amiral Ackbar et les Ewoks.
Sonic a son propre niveau, mais il serait vachard de souligner qu'il est meilleur que la moitié des jeux Sonic actuels.
Ce mode solo comprend tout ce qui peut faire plaisir aux fans. On parcours, via un défilement latéral, différents niveaux de plate-forme en se battant contre des bestioles de Game-And-Watch et des armées de ROB le robot, parmi des douzaines d'autres, comme diverses créatures de Nintendo regroupées dans des alliances incompréhensibles. On voit par exemple Link retirer son épée de style Excalibur d'un rocher dans la forêt avant de s'aventurer près d'un Yoshi endormi et s'engager dans un combat avec the Ancient Minister, tandis qu'à des kilomètres Fox McCloud s'associe de mauvaise grâce avec Diddy Kong et que Lucas d'Earthbound s'aventure dans les ruines d'un zoo avec l'aide d'un Entraîneur de Pokémon.
Tout cela est résumé dans des séquences cinématiques occasionnelles sans dialogue qui justifient presque de jouer à Subspace Emissary seul, mais ce qu'il y a de vraiment motivant, c'est de débloquer tous les personnages que l'on rencontre pour les utiliser en compétition multijoueurs. L'option de jeu coopératif avec un ami ajoute un peu plus de profondeur, même s'il y a quelques légers problèmes de caméra, et il y a un système de bonus bien fait basé sur des stickers qui permet de booster son personnage entre les niveaux en utilisant des objets à ramasser provenant de sources en rapport avec Nintendo de plus en plus obscures, comme Electroplankton et Ouendan 2.
Pourtant, Subspace Emissary n'est à la base qu'un bouquet de gâteries supplémentaires. Une fois que l'on s'est bien fait plaisir, on peut se concentrer sur les modes de combat, qui sont les points forts du jeu. On les dit parfois aléatoires et perturbants, mais ce n'est vraiment qu'au tout premier abord, après quoi l'accent mis sur les mouvements spéciaux, les bonus, la connaissance des mouvements et les déplacements astucieux sur la plate-forme, prend le pas sur tout le reste. Réagir à la vitesse de l'éclair aux ennemis qui jouent des muscles et mémoriser les combos n'est pas aussi important que ça l'est généralement dans les beat-’em-ups, même si l'on peut utiliser des attaques et des défenses évoluées. Il est donc plus accessible que, par exemple, Virtua Fighter, mais a quand même de quoi accrocher un passionné de ce genre de jeu, à condition qu'il puisse s'accommoder de cette frénésie de bonds.
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Commentaires (6) Latest comment il y a 4 années
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