Test - Supreme Commander 2

Disponible sur Xbox 360

Jouer intensivement dans la même semaine à deux jeux de stratégie ayant tous les deux pour initiales SC2 est assez perturbant. Comme Supreme Commander 2 et StarCraft II sont des jeux de stratégie totalement différents, le cerveau est obligé de faire le grand écart.

StarCraft II s'apparente à un superbe poisson tropical d'une espèce rare, qui demande une attention et un soin constants sous peine de dépérir, tandis que Supreme Commander 2 ressemble plus a un bon gros matou classique. Il est peut-être moins raffiné, mais il suffit de remplir sa gamelle une ou deux fois par jour pour qu'il vous montre tout son amour. Supreme Commander 2 peut procurer un plaisir immense avec un investissement minimal.

En gros, il est très similaire au premier Supreme Commander et son extension jouable séparément ; trois factions d'un univers de science-fiction s'affrontent joyeusement avec des légions de tanks, d'avions et de bateaux. La stratégie repose sur son immensité et sur le déplacement simultanée de formation de plusieurs douzaines, voire de centaines, d'unités, plutôt que sur la micro-gestion précise des actions de chaque unité. C'est la différence essentielle entre ce jeu et des RTS comme StarCraft ou Command & Conquerdont les champs de bataille plus resserrés demandent une plus grande précision. Supreme Commander 2 diffère de ses prédécesseurs dans la mesure où ses dimensions ont été quelque peu rétrécies, surtout au niveau de la taille des cartes et, par conséquent, de la durée des matchs et des missions.

Quelques esprits chagrins de la communauté Supreme Commander se sont écriés que c'est parce qu'il a été édulcoré (un joli mot dont l'emploi systématique est agaçant) pour la version 360 sortant conjointement. Les limites du hardware ont peut-être joué un rôle, mais vous verrez dans la pratique ce n'est pas la seule raison.

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Des crabes. Pourquoi ressemblent-ils nécessairement à des crabes ?

La forme du jeu a fondamentalement changé – il ne consiste plus autant à créer des hordes grouillantes de petits robots et à les envoyer contre l'ennemi à bon escient tout en micro-gérant simultanément un système économique complexe. Il s'agit désormais de créer une armée et d'adopter la stratégie de son choix, puis de voir quelles sont les résultats face à une force personnalisée de la même manière. Les combats sont un peu plus rapides et un peu moins millimétrés, visant un peu plus à vous distraire qu'à simplement aiguiser vos compétences. Ne vous y trompez pas cependant, même s'il est loin d'être aussi précis (et c'est la dernière fois que je fais cette comparaison) que StarCraft II, la victoire demande une vision stratégique de haute volée.

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