Castlevania : Lords of Shadow

Ombre et lumière

La première chose que vous devez savoir à propos de ce nouveau Castlevania est qu'il est possible qu'il ne soit pas du tout le jeu auquel vous vous attendiez. Bien que l'on puisse toujours le résumer à du combat au fouet contre des vagues d'ennemis venus tout droit de l'au-delà, le petit dernier de Konami met de côté la complexité et la finesse qui caractérisaient la série.

Vous devrez toujours débloquer de nouvelles compétences pour ouvrir l'équivalent d'une importante variété de portes, vous engageant alors dans une aventure déroutante en vous frayant un chemin parmi des environnements de plus en plus grands. Le gardien actuel de la série, MercurySteam, a détourné notre attention en décidant de changer complètement d'approche. Fini l'exploration d'un seul endroit en plusieurs morceaux, l'aventure se veut désormais plus directe.

La deuxième chose que vous devriez savoir est que tout cela n'est pas si mauvais. Enlever une grande partie de la complexité du jeu – comme les niveaux qui se referment sur eux-mêmes ou la disparition de la minimap alors que vous parcourez des zones secrètes prometteuses – semble être une hérésie, mais ces décisions sont en fait plutôt intelligentes.

Il s'agît d'une série qui a toujours souffert dès lors qu'elle essayait de se décrocher de la bonne vieille 2D. Vous pouvez blâmer les développeurs pour leur manque d'ambition lorsqu'ils essayent de faire fonctionner une vieille formule en trois dimensions, mais vous ne pouvez pas vraiment leur reprocher de vous offrir une nouvelle aventure. Pour un nouveau départ, c'est intelligent et plutôt agréable à l'œil.

Il est compréhensible que les fans soient irrités par l'absence d'éléments comme la bande-son et le scénario original – Le Seigneur des Ombres est ici déterminé à recommencer son histoire depuis le début, alors que Gabriel a pour quête de ramener à la vie sa femme décédée – mais il y a suffisamment de choses pour les distraire.

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