Call of Duty : Black Ops

Efficacité sans innovation


Efficacité sans innovation

10


"Rappelez-vous, No Russian." Au bout du compte, Modern Warfare 2 se sera pris une volée de bois vert aussi retentissante de la part des critiques que des politiciens pour son très controversé affrontement avec des terroristes dans un terminal d'aéroport.

Au lieu de cela, enfin libéré de l'ombre d'Infinity Ward, Call of Duty : Black Ops nous ramène aux années 60 à la naissance des US Special Forces. L'action suit plusieurs personnages, mais l'histoire est celle d'Alex Mason, un agent de la CIA qui a fini dans un camp de travail soviétique. Après le fiasco de la Baie des cochons, il a été capturé par Fidel Castro avant d'être remis entre les mains d'un sinistre méchant du nom de Nikita Dragovich.

Au début de Black Ops, Mason se réveille ligoté à une chaise alors qu'il est soumis à une séance de torture. Au cours de son interrogatoire, vous revivez différents chapitres de ses aventures et de celles de son agent traitant, l'imperturbable Jason Hudson au regard masqué par des lunettes de soleil, auquel Ed Harris prête excellemment bien sa voix caverneuse. Les souvenirs de Mason vous emmènent de Cuba jusqu'à un centre spatial russe et dans tout l'est de l'Asie à la poursuite de Dragovich, tandis que le jeu révèle progressivement ses noirs desseins.

Nous avons beau être profondément enfoncés derrière les lignes ennemis, les scénaristes font de leur mieux pour n'oublier aucun cliché, car nous sautons de camions en marche sur des trains fonçant à grande vitesse, nous descendons en bateau des rivières serpentant dans la jungle en écoutant les Stones, et nous infiltrons furtivement des postes de communications déportés à flanc de montagne.

Il n'y a pas tellement de personnages qui cherchent à mettre la main sur Mason, Hudson et compagnie, et le jeu pille parfois si ouvertement les histoires d'espionnage et les films sur le Vietnam que l'on en est proprement estomaqué.

Cela dit, cette fois-ci on comprend du moins qui est qui, et la révélation finale est assez bien trouvée – même si on la voit venir de loin, les scénaristes ne pouvant pas s'empêcher de mettre l'accent dessus à cinq reprises consécutivement, et si elle a déjà utilisée à de nombreuses reprises.

15 minutes de jeu - exclu eurogamer

Il va cependant de soi que rien de tout cela n'est véritablement important. L'important, c'est que vous devez descendre une foule de gens pour progresser sur un chemin linéaire tandis que l'enfer se déchaîne autour de vous, et dans ce domaine Black Ops est aussi bon qu'on l'attendait.

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