Dynasty Warriors : Gundam 3

Robot comme tout


Robot comme tout

10


Les détracteurs du Dynasty Warriors de Koei le trouvent trop simple : « Il n'y a pas de véritable challenge », avancent-ils, après avoir paramétré le niveau de difficulté sur « facile » et abandonné au bout d'une heure. « Il suffit d'appuyer comme un malade sur les boutons pour déclencher une apocalypse d'explosions », expliquent-ils, ignorant l'habileté requise pour ce concert d'explosions.

C'est vrai que les développeurs se sont écartés des tendances à la mode, laissant s'estomper leur série hack-and-slash au profit de visions créatrices plus neuves et plus audacieuses, mais seul un critique d'une ignorance crasse pourrait prétendre que rien ne change d'un titre à l'autre.

Dynasty Warriors : Gundam 3 se présente donc comme la plus aboutie des suites de cette série. En fait, c'est un des jeux Dynasty Warriors les plus rythmés et les plus excitants de sa génération, et il surclasse à pratiquement tous les égards les titres récents de la série principale. Ne vous méprenez pas : c'est un jeu qui a des défauts, mais si on l'aborde avec le bon état d'esprit et des attentes raisonnables, il offre un souffle et une profondeur considérables.

Pour les fans de Gundam, c'est un package bien réalisé, proposant un énorme nombre de batailles tirées du voyage dans la mythologie de cette série de dessins animés de longue haleine. Bien qu'il y ait une histoire principale en fil rouge, la brièveté des niveaux ( beaucoup peuvent se terminer en seulement trois ou quatre minutes) signifie que vous vous plongerez dans des combats historiques à travers diverses époques. La structure libre de Dynasty Warriors : Gundam 3 fait tourner plusieurs campagnes en même temps, ce qui vous permet d'alterner entre celles dans lesquelles vous devez pactiser avec un autre personnage et celles se déroulant dans un passé reculé, qui révèlent les histoires d'arrière-plan des personnages principaux.

 Les armures mécanisées, qu'on dirait dessinés à la main, possèdent une consistance et une grâce que les titres Dynasty Warriors se déroulant à l'époque de la « Romance des trois royaumes » ont toujours peiné à atteindre."

Cela dit, seuls les fans les plus passionnés de Gundam pourront s'y retrouver parmi l'énorme casting de personnages (52 sont jouables et beaucoup plus interviennent au niveau des dialogues) et des liens sociaux qui les unissent. Le fait que seuls quelques-uns de ces personnages soient développés au-delà du niveau plus basique n'y aide en rien.

Au contraire, l'air se remplit en cours de jeu de cris de bataille ridicules ( on peut choisir le Japonais ou l'anglais pour les dialogues) vous exhortant à Dieu sait quoi. On ne sait jamais très bien qui l'on combat ou pourquoi et, à moins d'avoir une profonde affection pour Gundam, il est peu probable que le jeu fasse de vous un fan de cet univers si ce n'est au niveau esthétique.

Cela pourrait très bien être le cas, parce que Dynasty Warriors : Gundam 3 est un joli jeu. Les armures mécanisées qu'on dirait dessinés à la main possèdent une consistance et une grâce que les titres Dynasty Warriors se déroulant à l'époque de la « Romance des trois royaumes » ont toujours peiné à atteindre. Il y a dans le jeu un large éventail d'armures mécanisées à ramasser et à diriger, et on ne se lasse jamais de taillader dans une mer de robots avec une épée géante au rayonnement violet. Les environnements dans lesquels on combat se répètent sans doute trop souvent, mais ils sont suffisamment bourrés d'action et d'intérêt pour supporter la répétition.

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