Fight Night Champion

Les poings sur les i


Les poings sur les i

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Les jeux de combat m'ont toujours ennuyé, tout Street Fighter soient-ils. Je trouve même un côté aliénant à s'acharner sur une manette pour vaincre l'autre. Exception faite des jeux de boxe, idylle commencée avec le cartoonesque Ready 2 Rumble Boxing (en 1999) sur Dreamcast. Mais avec les années, la flamme a baissé en intensité jusqu'à la surprise Fight Night 4. C'est dire comme j'attendais sa suite, prêt à la renvoyer dans les cordes...

Premier round de Fight Night Champion , le mode Champion. Beau challenge que de proposer un scénario dans un jeu de boxe, où quoi qu'il arrive, le gameplay ne sera toujours qu'un enchainement de combats. Soyons clair, EA remporte ici ce défi en narrant la carrière tumultueuse d'André Bishop.

Si l'histoire de Fight Night Champion tombe vite dans les clichés hollywoodiens (le vieil entraineur droit dans ses bottes façon Mickey dans Rocky, le manager véreux, etc.), quelques surprises attendent le joueur telles que des combats féroces en prison ou ceux avec un handicap suite à une blessure (une main cassée inutilisable ou encore une arcade d'où coule de l'hémoglobine en abondance).

Bref, les 6 heures et quelque du mode histoire sont assez réussies, exceptés les derniers combats, trop scriptés, où l'on se sent terriblement prisonnier du scénario, avec l'impossibilité de s'en écarter. Une fin frustrante donc. Bref, si ce mode Champion est globalement plaisant, on se prend quand même à rêver d'un VRAI mode histoire, retraçant la carrière d'une légende telle Cassius Clay et sa vie de légende, de Louisville à Kinshasa !

Fight Night Champion

Le plus classique mode Palmarès, bridé en absence de connexion Web est clairement énervant, nous y reviendrons. Après la création de votre avatar (très marrante avec la caméra/appareil photo), place à la carrière de votre poulain, avec l'habituelle gestion des statistiques, les sponsors, les tournois à enchainer pour atteindre le but suprême, la ceinture mondiale.

De longues heures en perspective donc, et l'occasion de se mesurer à des légendes du noble art. Parmi les 54 boxeurs se trouvent Eddie Chambers, George Foreman, Evander Holyfield et bien sûr Mike Tyson et Mohamed Ali. C'est bien là l'un des points forts, si ce n'est LE point fort de Fight Night Champion, les combattants sont nombreux, mais surtout extrêmement bien modélisés. Ali bluffe par son allonge et son légendaire jeu de jambes, et Tyson détone par son punch (mais ne mort pas l'oreille droite d'Holyfield). La claque donc, EA bat tout le monde par KO.

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