Magicka

Les magiciens crétins


Les magiciens crétins

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Sorti il y a plusieurs mois en version téléchargeable, Magicka nous revient dans le bel écrin d'une version boîte après avoir rencontré un très fort succès. Il était temps de se pencher sur ce petit phénomène du jeu vidéo à travers un test bien mérité, parce que quand on aime bien, on châtie bien... ou on châtie pas.

Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le paysage est bucolique, le ciel est bleu, le soleil radieux, le monde est menacé, il faut une bonne pomme pour le sauver. C'est un peu comme cela que Magicka débute.

Le joueur, élève dans une école de magie, se retrouve catapulté dans un monde acidulé, mais néanmoins dangereux, pour deux bonnes raisons. Il est peuplé de créatures fantastiques qui ne voient dans l'homme qu'un remarquable potentiel de garde-manger, et surtout, les magiciens, sensés protéger le monde, entrent à l'école de magie comme un élève de notre monde rentre dans une école de dessin : parce que ses parents partent du principe qu'il ne sait rien faire de ses dix doigts.

La messe est donc dite : vous jouez un incapable. Une sorte de catastrophe format nabot. Pour le reconnaître de loin, puisque vu de haut, on peut choisir de teindre sa tunique dans une couleur que la rétine aura du mal à oublier pendant plusieurs semaines, après avoir finie la partie de Magicka.

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Pourquoi « incapable », et pourquoi « catastrophe » ? Bon, en fait, non : potentiellement, le personnage n'est pas un incapable. Il a le pouvoir d'accéder à de la magie élémentaire, un peu comme celle qu'on trouve dans des trucs suuuuuuuuuper sérieux comme RIFT, et, cerise sur le gâteau, toute cette magie est combinable, tant en puissance qu'en composante, ce qui peut donner des effets particulièrement spéculaires, ou particulièrement ridicules... Mais jamais fades.

Le personnage est un incapable, parce qu'on le lâche dans la nature pour sauver le monde entier, en se servant de ce qu'il a appris en matière de magie, c'est-à-dire, ce que sait le joueur... à lui de découvrir pendant le jeu comment s'en servir pour le mieux, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que donner une arme de destruction massive à un idiot qui ne sait même pas nager (ce dernier point est important), en lui disant qu'il faut sauver le monde, et le tout, en lui envoyant dessus des vagues d'ennemis sanguinaires, ce n'est jamais bon pour la planète... et c'est pour ça que Magicka est un bon trip... très bon trip ! D'où, la « catastrophe » que devient ce personnage...

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