Test - Majin and the Forsaken Kingdom

Une nounou en peluche


Une nounou en peluche

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Dans l'univers impitoyable des jeux vidéo, les contes et les belles histoires laissent souvent place à une armada de jeux barbares et sanguinaires. Heureusement, certains irréductibles développeurs osent encore s'aventurer sur le terrain du jeu d'aventure féérique teinté de poésie. Majin and the Forsaken Kingdom est clairement l'un de ceux-là, mais a-t-il suffisamment d'ingrédients magiques dans sa formule pour affronter de gros hits plus agressifs ?

La poésie est un art qui se distille au compte-goutte dans le monde merveilleux des polygones et des pixels, et peu nombreux sont ceux qui savent mettre en bouteille de tels nectars. Dès que l'on associe les mots poésie et jeu vidéo, les souvenirs les plus récents sur console qui nous viennent sont Ico, Shadow of Colossus ou prochainement The last guardian (que nous attendons d'ailleurs avec impatience).

Profitant du manque cruel d'affluence du genre, Majin and the Forsaken Kingdom tente sa chance avec son look de conte pour enfants presque sages mêlant créatures ténébreuses, princesse en danger, animaux parlant, énigmes grandeur nature et monstres accros à la photosynthèse.

Dans ce récit d'aventures, on incarne un jeune voleur sans nom qui a la particularité de comprendre les animaux de la forêt. Ceux-ci n'hésiteront pas à nous guider au fin fond de la vieille forteresse royale pleine d'ombres agressives pour délivrer le puissant Majin qui y est prisonnier depuis des lustres.

Le Majin est une sorte de grosse créature magique que l'on croirait issue d'une fusion entre Totoro, Hellboy et un Maximonstre accro photosensible doté du QI et du franc-parler d'un enfant de quatre ans. Après avoir nourri ce dernier avec un énorme fruit, le Majin s'allie au petit voleur dans son périple pour sauver le royaume, ou tout du moins ce qu'il en reste.

Une fois sorti du château, le jeune humain qui n'avait pas vraiment de nom jusqu'ici sera même baptisé Tepeu (prononcé Tépéou) par le Majin répondant lui-même au nom de Teotl (imprononçable). Et à bien y regarder, ce nouveau duo improbable s'harmonise bien mieux que l'on pourrait le croire.

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