Call of Duty : Modern Warfare 3 Test

L'effet Waouh !


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Parfois, il faut des phrases entières pour définir une oeuvre. Au cinéma, on appelle ça un pitch et ça dure plusieurs phrases. Parfois, c'est plus court, plus dense, une simple suite de mots résumera une série (le quotidien de publicitaires dans les années 50, les aventures d'un prof de chimie cancéreux qui décide de produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille…).

Parfois, il suffit d'un mot. C'est le cas pour parler de Modern Warfare 3. À chaque niveau, ce mot vous reviendra en tête, comme un boomerang.

Ce mot, c'est "Waouh".

C'est tellement "Waouh" que tous les points que nous devons habituellement prendre en compte s'effacent devant l'incroyable mise en scène, les incroyables séquences que propose le jeu de Sledgehammer. Certes, le contrat est rempli au niveau des graphismes, du gameplay, de l'ambiance sonore, mais devant un tel rythme…

Rien qu'en suivant l'histoire (de Manhattan à la Sierra Leone en passant par Paris, Londres, Hambourg, Mogadiscio), on est jet-lagué ! Le jeu impose donc un terrible état de tension permanent, avec des climax monstrueux, presque à chaque niveau. Je ne résiste pas à l'envie de vous en donner un. À vous de découvrir les autres par vous-même (mon but est bien évidemment d'éviter de spoiler trop de choses du jeu ; pour que ça ait un sens, je vous déconseille aussi de regarder les différents trailers de Modern Warfare 3 qui en disent un peu trop long sur les temps forts des niveaux). Mais bon, je vous en donne un quand même.

C'est le genre de scène dont on se souviendra toute sa vie. La scène waouh par excellence, comme lorsque l'on écoute "Variations sur Marilou" de Gainsbourg, quand on revoit la scène d'Amadeus où Salieri découvre les originaux de Mozart ou que Hank Moody cache de la main le regard du Christ dans Californication. Toutes ces œuvres n'ont rien à voir les unes avec les autres. Mais c'est juste "waouh".

Dans Modern Warfare 3, ça se passe, je crois, lors de la quatrième mission. On est à bord de l'avion du président russe, dans la salle de réunion. Des coups sourds se font entendre. Il y a évidemment des terroristes à bord. Un combat inimaginable va alors démarrer. Il faudra déloger les terroristes de l'avion un par un. Mais la réalisation apporte son lot de surprises. Sans que l'on voie ce qui se passe dans la cabine de pilotage, on comprend indirectement qu'il y a une lutte. Pourquoi ?

Tout simplement parce que régulièrement l'avion vire à gauche ou à droite ou pique vers le sol. Et à ce moment-là, on est en gravité zéro. Et l'idée de génie du développeur, c'est qu'il est possible de d'abattre les adversaires en apesanteur.

Waouh.

Mais le plus fou, c'est que je ne vous ai donné qu'un seul exemple. Des temps forts, il en existe à chaque niveau de Modern Warfare 3 (bon, je vous avoue que celui que je viens de vous décrire est mon préféré), que ce soit par l'intermédiaire d'une demande de bombardement, de l'apparition d'un événement climatique particulier, de la fragilité d'un parking…

On peut d'ailleurs se demander si le succès des Call of ou des MW ne réside pas là-dedans : dans des scènes-chocs qui en mettent plein la tête au joueur, leur proposant ainsi une expérience inoubliable, plutôt que dans des éléments de gameplay originaux. Car oui, on peut effectivement reprocher à Modern Warfare 3 de ne pas être original. En revanche, ses développeurs ont bien compris un truc : on ne va jamais assez loin dans la surenchère pyrotechnique ! Effectivement, à un moment, il faudra comprendre pourquoi Modern Warfare 3 se vend, à ce point-là, plus que les autres. L'explication tient-elle en un seul "Waouh" ?

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