Test - RUSE
« Mieux vaut ruse que force ! »
Présenté à l'E3 il y a deux ans sur un écran tactile, ce jeu avait eu sa petite heure de gloire auprès des visiteurs et depuis, nous attendions une version jouable... Cela valait le coup, car RUSE est le premier RTS traitant de la Seconde Guerre mondiale à introduire des techniques de... ruse (mais si !), alors qu'elles ont été si nombreuses pendant le conflit.
Sans partir dans un trop long exposé historique, les anglais, peuple fourbe bien qu'excellent camarade de jeu pour nous (eh oui, ils ne sont pas à un paradoxe prêt) avaient constitué une équipe composée d'un magicien, d'un philologue, du propre frère de Ian Fleming et autres individus aussi variés qu'intéressant dans le seul but de tromper Hitler sur la véritable date du débarquement.
Cela s'est traduit par le largage du corps d'un officier avec sa sacoche refermant de faux plans de débarquement au large de l'Espagne jusqu'à la création d'un faux corps d'armée en Angleterre en passant par l'utilisation d'agent double, voire triples... Si vous voulez en savoir plus, jetez-vous sur « La Guerre Secrète » de Anthony Cave Brown. Et tout ceci, sans mentionner le rôle de la machine Enigma qui fut l'arme la plus précieuse aux mains des alliés occidentaux, leur permettant de décoder les messages allemands pratiquement dès le début de la guerre.
Tout cela pour souligner le rôle des « ruses » dans le conflit et se féliciter d'avoir enfin un jeu qui en tienne compte. En fait, RUSE est avant tout un RTS qui propose de nombreux bâtiments et de très nombreuses unités, jusqu'à des unités inventées de toutes pièces pour les scénarii qui dépassent 1945.

Le terrain est vaste mais les unités se déplacent rapidement
C'est avec plaisir que l'on peut y jouer Français ou Italien en plus des sempiternels Américains, Allemands, Anglais et Russes. On trouve donc ici nos fameux chars B1bis ainsi que les Samoa, les chasseurs D520 et MS406, mais également, à la fin de la guerre, une version étonnante de ce qu'aurait pu être un superchar char lourd français dans le genre du Maus (Panzerkampfwagen VIII) de Porsche qui avait un canon de 128mm et pesait près de 200 tonnes.
C'est une des grandes réussites de RUSE que d'avoir réussi à mêler des unités historiques à des unités uchroniques et que le tout fonctionne si bien. Les puristes du wargame Seconde Guerre mondiale en seront pour leurs frais, mais il y a d'autres jeux pour eux.
Trailer de lancement
« Avant de ruser, il faut bâtir » (Merlin Leroy – tome 2). On commence donc par créer des bâtiments qui permettront de gagner des sous, puis une base pour produire de l'infanterie, des chars, de la DCA, des avions, bref tout ce dont on peut rêver dans un RTS traitant de l'époque.
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