Saints Row : The Third - Test

Lourdingue...


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Grand Theft Auto 4 a été la meilleure chose qui soit jamais arrivée à Saints Row. Lors de sa sortie originelle, le jeu en monde ouvert de THQ censé rivaliser avec GTA n'en était guère qu'une pâle copie, procurant les mêmes frissons transgressifs sous une forme plus fruste et meilleure marché ; il était en gros à GTA ce qu'est « Le grand pardon » d'Alexandre Arcady au « Parrain » de Francis Ford Coppola.

C'est alors qu'est arrivé GTA 4, et avec lui une rupture radicale d'avec l'espèce de nihilisme tapageur qui caractérisait la série. Dans la saga pessimiste de l'immigrant Niko Bellic, choisir de tout détruire avec un lance-roquette semblait un peu étrange, et Saints Row 2 n'a pas tardé à se positionner comme étant le jeu bac à sable joyeusement déjanté qui permettait de cogner jusqu'à ce que tout casse. Alors que GTA recherchait l'intensité dramatique et la reconnaissance critique, Saints Row se satisfaisait de rameuter sous sa bannière ceux qui jouent « pour le fun ».

Voilà qu'arrive maintenant Saints Row : The Third, un jeu dont la promotion commerciale a pratiquement mis exclusivement en avant toutes les choses complètement dingues qu'il vous permet de faire, ses costumes insensés, son arsenal de « sex toys », sa violence sauvage et tout le reste.

Le début de jeu est prometteur, car il commence alors que les Saints de la 3e rue dominent la ville à l'issue des événements du jeu précédent. Le gang est devenu une célébrité publique et on envisage de lui consacrer des produits dérivés et un film.

Dans les missions d'ouverture de Saints Row : The Third, vous vous retrouvez à braquer une banque en compagnie d'un acteur qui cherche à se mettre dans la peau de son personnage pour le film consacré aux Saints. Les choses tournent au désastre, ce qui conduit à une série de séquences d'action impressionnantes, dont le résultat contraint les Saints à s'exiler de leur territoire d'origine de Stilwater, pour tout recommencer dans la ville de Steelport, mélange de Detroit et New York.

Par conséquent, après vous avoir mis dans une situation de départ où vous aviez tout, le jeu ne perd pas de temps à vous réduire à rien, contraint de vous battre pour délimiter votre territoire, affronter des gangs rivaux et gravir à nouveau les barreaux de cette même échelle que vous aviez déjà gravie dans les deux premiers jeux. C'est révélateur de la tendance globale du jeu, qui vous fait miroiter la perspective d'un gameplay bac à sable sauvage et déjanté avant de vous ramener dans le confort familier du vieux modèle GTA.

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