Tiger Woods PGA Tour 08

Bienvenue au club !

C’est déjà l’époque de l’année ? L’époque où un nouveau jeu de golf Tiger Woods s’avance nonchalamment vers le fairway de la vie, ce qui ne manque jamais de nous faire ironiser sur le fait que ce soit le même que l’année précédente et nous demander qui achète ce genre de truc et blablabla… Notre cynisme est compréhensible étant donné la transposition médiocre qui a inauguré la série sur console nextgen avec PGA Tour 06. La mise à jour de l’année dernière était un plus par rapport à ce début calamiteux (ce qui n’était pas vraiment difficile) et, inévitablement, cette dernière mouture est encore plus affinée et plus aboutie.

Mais est-ce suffisant pour inciter un public dubitatif à acheter ce jeu ? La réponse : probablement

Le gameplay, pour une fois, a subi des changements notables. Les ajouts les plus importants – les fonctions très prisées «GamerNet» et «Game Photo Face» - sont en quelque sorte indépendantes du jeu lui-même, nous allons donc faire un rapide récapitulatif des améliorations les plus positives du gameplay en particulier avant de les examiner en détail.

A cet égard, vous ne remarquerez probablement pas le changement le plus radical avant d’avoir créé votre propre golfeur et jouer avec lui un bout de temps. Comme dans 07, tous les nouveaux golfeurs sont merdiques, vraiment merdiques. Ils sont lourdingues, ratent les putts, dévient leurs drives et vous vous demandez généralement si vous n’avez pas des pieds à la place des mains. S’attaquer aux tournois PGA avec un golfeur de ce genre est une perte de temps et vous êtes donc contraint de consacrer du temps aux modes de jeux additionnels – en particulier à Tiger Challenge – pour améliorer vos compétences.

Alors que dans les premiers jeux la tradition était de permettre de gagner des points et de les allouer pour améliorer ses différentes compétences, EA a cette fois-ci opté pour un système d’auto-amélioration plus organique. Vos compétences sont améliorées à chaque fois que vous jouez bien donc, même si vous perdez une manche, du moment que vous vous êtes montré meilleur au niveau du drive, par exemple, votre compétence dans ce domaine va augmenter indépendamment du fait que vous ayez perdu. C’est un processus long et souvent ardu et il en irritera fatalement plus d’un. Il est aussi agréablement réaliste, dans la mesure où il faut aborder le jeu comme dans la vraie vie.

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La nouvelle caméra oeil de guêpe : pas aussi utile qu’on pourrait le croire.

Si l’on veut améliorer son putt, il faut s’entraîner à faire des putts. S’entraîner sans arrêt. Jouer, jouer et encore jouer. Plus on joue, meilleur on devient et, même s’il faut attendre très longtemps avant de pouvoir défier les pros, cela élimine aussi le syndrome du super golfeur qui se manifestait lors des précédents jeux Tiger Woods, où des améliorations habiles pouvaient trop rapidement transformer un novice en champion. Ici, si l’on délivre de bons coups c’est parce que l’on est bon à ces coups précis et pas parce que l’on a subverti le jeu pour les rendre plus facile.

Tout cela est renforcé par le nouveau système “Shot Confidence”, qui surveille en permanence la façon dont on pratique les différents clubs et les différents coups, ainsi que la manière dont on s’adapte aux diverses conditions, et qui booste les compétences quand on se retrouve dans une situation qui correspond à ses aptitudes naturelles. Il est toujours là à vous juger silencieusement, comme une ex petite amie et, si les joueurs purs et durs peuvent faire apparaître leurs statistiques pour voir dans quel domaine ils ont besoin de s’entraîner, il est parfaitement possible de le laisser tourner en fond de tâche comme un élément presque invisible mais appréciable de chimie humaine dans la froideur du calcul statistique.

Autre nouveauté digne d’intérêt, le retour de la fonction “3 clics», une véritable aubaine pour ceux qui bataillent avec le stick analogique pour délivrer les coups. C’est la bonne vieille méthode fiable et éprouvée pour frapper la balle dans les jeux de golfs – un clic pour démarrer le compteur, un autre clic pour régler la puissance, un dernier clic en relâchant pour la direction. Appuyer sur le stick droit permet de basculer entre les deux systèmes à chaque fois qu’on en a besoin, de telle sorte que l’on peut utiliser le stick pour un drive puissant, puis basculer en «3 clics» pour avoir une plus grande précision pour un coup moyen sur le green, et revenir ensuite au stick pour le putt. Vous pouvez en fait choisir n’importe quelle combinaison qui vous convient. Etant donné qu’estimer le niveau de puissance avec le stick tient parfois de la magie, pouvoir choisir à la volée est extrêmement bienvenu.

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Les terrains paraissent superbes vus de loin, mais les choses peuvent se gâter vu de plus près.

Par ailleurs, les gâchettes droite et gauche permettent d’enrouler le tir vers la droite ou la gauche – un peu comme quand on enroule la balle pour contourner le gardien dans FIFA. C’est particulièrement pratique pour négocier les fairways abrupts ou éviter une difficulté, car l’on peut désormais dicter la courbe du coup en déplaçant le cercle de cible avant de lever le club. Un système visuel à la portée du premier idiot venu et beaucoup plus fiable que faire confiance à son pouce pour donner cet effet sur le swing lui-même. Il est possible de donner un effet tournant à la balle alors qu’elle est en l’air, ce qui est, j’en conviens, plutôt irréaliste mais qui a le mérite de réduire le tripatouillage avant le coup à un minimum et vous maintient en alerte après que le coup est parti.

Nouvelle aussi est la prévisualisation du putt, qui souligne la trajectoire de votre putt sur une grille topographique du green avant que vous effectuiez le coup. C’est une autre fonction traditionnelle des anciens jeux et elle aide juste ce qu’il faut sans rendre les choses ridiculement faciles. Elle n’est pas disponible avec les niveaux les plus élevés et on ne peut l’utiliser qu’une fois par trou, même dans le jeu basique ; de même, on ne peut pas viser durant la prévisualisation – juste voir ce qui arriverait si l’on effectuait le coup maintenant. Pour les putt longs du style «ça passe ou ça casse», c’est un bon filet de sécurité. Il y a aussi un nouveau mode de jeu (du nom amusant de Bingo Bango Bongo, dans lequel on marque des points quand on arrive le premier sur le green, le plus près du trou et quand on gagne le trou) mais, pour une série souvent déprisée pour son manque d’innovation, je trouve qu’elle fait montre d’évolutions substantielles.

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