Transformers : La Chute de Cybertron - Test

Robot comme tout.

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Bonne nouvelle : vous n'avez pas besoin d'avoir joué au dernier jeu Transformers, La Guerre pour Cybertron, pour profiter de la suite de ce shooter à la troisième personne de 2010. [ La Guerre pour Cybertron n'est le dernier que si l'on excepte le dérivé de film de l'année dernière Dark of the Moon, mais il vaut probablement mieux pour tout le monde l'oublier charitablement- NdR.] C'est plus une reprise qu'une suite, et l'argument essentiel n'est rien d'autre que « des bons robots combattent de méchants robots pendant que leur planète natale meurt ».


Mauvaise nouvelle : si votre connaissance des 30 ans d'histoires d'arrière-plan et des arcanes de Transformers ne va pas plus loin que « le gros rouge cogne souvent sur le gros argenté », vous serez probablement un peu perdu. La Chute de Cybertron est une déclaration d'amour à un univers fictif créé en 1984 et qui, malgré quelques errements commerciaux et une demi-douzaine de redémarrages, a perduré jusqu'à ce jour. Il est carrément destiné aux fans de toujours plutôt qu'aux malheureux qui pensent que la trilogie militariste de Michael Bay représente le summum de l'art cinématographique.

Encore une bonne nouvelle : je suis un de ces fans de toujours et je peux par conséquent attester être particulièrement réjoui par le déferlement de références, d'hommages et de clins d'oeil en coin à ce que l'on connaît sous le nom de Generation One - les histoires et les robots originaux de Transformers. .

À l'exception de quelques rencontres un peu trop pompeuses entre Optimus Prime (c'est le gros rouge dont j'ai parlé un peu plus haut) et Megatron (le gros argenté qui a une voix diabolique, d'où l'on peut déduire que c'est un méchant) - et en mettant de côté une bande-son risiblement emphatique - les dialogues sont intelligents et allègres, les personnages sont bien définis et l'on n'y retrouve pas cette ambiance faisant penser à des gorilles se tapant sur la poitrine avant le combat, qui infecte souvent les shooters contemporains. La planète métallique de Cybertron est en train de mourir, comme le montrent les arrière-plans souvent spectaculaires, mais inaccessibles des niveaux - mais c'est une fête qui bat son plein, pas une fin de soirée.

Encore une mauvaise nouvelle : La Chute de Cybertron s'attache tellement à célébrer Transformers : la fiction qu'il en oublie de faire grand-chose avec Transformers : la transformation. Je vous en dirai plus là-dessus dans un moment, mais voyons d'abord comment fonctionne la structure de la campagne du jeu.

Des personnages appréciés sont propulsés à l'écran pour un moment de gloire dans un affrontement contre un autre robot identique, afin d'enrichir minutieusement l'intrigue minuscule et de balancer une réplique des dessins animés. Ensuite, on les pousse rapidement de l'estrade pour que quelqu'un d'autre puisse prendre place sous les projecteurs au niveau suivant.

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