Uncharted 2 : Among Thieves

Naughty Dog signe-t-il le jeu parfait ?

On ne rigole plus chez Naughty Dog. Après un premier Uncharted réussi et remarqué, mais un peu juste sous plusieurs aspects pour prétendre au titre de blockbuster incontournable, le studio californien passe la vitesse supérieure. Uncharted 2 est bien l’énorme bombe attendue, corrigeant les petites faiblesses du premier volet en nous offrant une réalisation technique renversante. Je casse le suspense ? Non, il en reste tout de même un : Uncharted 2 est-il un jeu presque parfait ? Ça, vous le verrez à la fin de ce test, mais avant de passer à la conclusion, voici tout ce que nous pensons de ce jeu très attendu dans le détail.

Démarrons par une introduction traditionnelle en évoquant l’histoire de cette suite. Nathan Drake se rend au rendez-vous que lui donne un vieil ami nommé Flynn, celui-ci étant accompagné de Chloé, une brune piquante au caractère bien trempé qui se trouve aussi être l’ex de Nate. Ils décident ensemble de suivre les traces de Marco Polo en allant voler une antiquité dans le musée d’Istanbul qui devrait leur donner un indice précieux pour trouver la mythique cité tibétaine perdue de Shambhala. Après un détour par Bornéo et la première fâcheuse rencontre avec l’armée du grand méchant de l’histoire, Zoran Lazarevic, ils se rendent dans les montagnes de l’Himalaya, où se déroule la quasi-totalité de l’aventure. Voilà pour le décor, avec de la montagne, un peu de jungle et de la neige.

Vous avez dit grand spectacle ?

Globalement, Uncharted 2 nous ressert tout ce que l’on avait aimé dans le premier épisode, à commencer par des scènes cinématiques toujours aussi bien mises en scènes, avec un jeu d’acteur impeccable, y compris pour la version française, ce qui est plutôt rare. On retrouve ainsi les personnages auxquels on s’était attaché comme Drake, Victor Sullivan ou encore Helena qui fait son retour rapidement dans l’aventure et qui change bizarrement de doubleuse vers la fin.

Les dialogues font mouche et n’hésitent pas à être coquins par moment, rendant des plus distrayantes l’histoire d’amour triangulaire entre le beau gosse, la blonde et la brune. C’est bateau, c’est cliché, mais tellement au-dessus de la plupart des autres productions, que l’on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire en suivant ses séquences qui apparaissent à intervalles réguliers parfaitement calés.

Le rythme, c’est bien la principale force d’Uncharted 2. Comme son aîné, il alterne de façon très dynamique les phases de plates-formes, de combats à distance ou rapprochés et les cut-scenes scénarisés. Les temps morts n’existent pas ou presque, tout s’enchaîne à une vitesse incroyable et l’on se retrouve vite enivré dans ce tourbillon de plaisirs ludiques. Sauter au-dessus des ravins, mettre une pêche en pleine poire à un méchant, avancer sur un train lancé à pleine vitesse, sauter de camion en camion, tirer ave une mitrailleuse sur un hélicoptère, s’accrocher à une corde au-dessus du vide ou embrasser une fille, Drake peut faire beaucoup de choses dans une seule journée.

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La toute première scène du jeu fait office de prologue avant le vrai départ et vous place dans une situation délicate.

Naughty Dog a aussi su travailler sur un des principaux reproches que l’on avait fait à Uncharted au sujet des phases de tirs. Celles-ci sont désormais intégrées de façon plus logique aux scènes d’exploration, et traînent moins en longueur de façon artificielle. Elles se font plus intenses vers la fin du jeu, mais ne bloquent jamais le joueur trop longtemps au même endroit. Le système de couverture à la Gears of War a également été amélioré avec quelques mouvements supplémentaires mineurs mais néanmoins suffisants pour rendre les phases d’action d’une fluidité sans faille.

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