Unreal Tournament 3

Epic shooter.

Précédemment dans Unreal Tournament 3... «Il semble que ce soit la nouvelle référence des FPS en ligne sur PS3», a dit Tom. Sur PC «il fait figure d’ancêtre» selon Jim. Alors, qu’en est-il de cette version tardive pour Xbox 360, une console qui offre déjà un large choix aux fans de FPS ?

Côté plus, Epic a récompensé les possesseurs de 360 pour avoir attendu sept mois de plus en leur offrant cinq cartes exclusives, le jeu sur écran partagé, quelques nouveaux personnages jouables et quelques améliorations de vitesse évidentes. Cela dit, tout n’est pas «caviar et champagne». A la différence de la version PS3 il n’y a pas de support clavier/souris ou de possibilité de créer ses mods. C’est ennuyeux, mais Epic n’avait pas d’autres choix que d’enlever ces fonctions – la faute à la politique stricte de Microsoft. C’est à ce dernier qu’il faut se plaindre.

Par ailleurs, c’est la même chose que d’habitude dans le monde d’Unreal Tournament – du moins au niveau du gameplay et du style. Comme Jim l’avait fait remarqué en Novembre, ce jeu n’est pas synonyme d’innovation, mais il est réputé pour avoir tout compris de ce que doit être un FPS. A la suite des deux mises à jour PC de 2003 et 2004 et du développement des trois éditions sur consoles, Epic sort maintenant un jeu qui est aussi à l’aise sur consoles que sur sa plate-forme PC originelle. Même s’il n’offre pas l’option de jouer au clavier et à la souris dont bénéficient les possesseurs de PS3, Epic a concocté un système de contrôle en tout point aussi réactif et rapide que nécessaire pour un gameplay basé sur des actions brèves et intenses.

Articulé en trois modes distincts (Deathmatch, Capture du drapeau et Warfare), et étoffé de quelques variantes (Deathmatch en équipe, Capture du drapeau en véhicule et Duel), il n’a pas besoin de regorger de fonctions et de modes – le gameplay en lui même est plus que suffisant. Unreal Tournament a toujours excellé à offrir un rythme à couper le souffle, une bonne variété d’armes, des graphismes de premier plan et de la violence en suffisance.

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Voilà ce qui arrive quand on met trop de cartes Voodoo 2 dans la même pièce.

Unreal Tournament 3 est un jeu dans lequel on rentre sans une introduction préliminaire trop longue. L’excellent nouveau mode Warfare revêt une importance particulière, de même que le mode Capture du drapeau en véhicule. Les développeurs essaient souvent de proposer divers modes de style «offensives/contre-offensive», mais Warfare est sans conteste un des plus intelligemment conçus. Le principe de base visant à capturer et contrôler divers «points stratégiques» répartis au travers de la carte paraît a priori assez simple, mais il implique dans la pratique plusieurs niveaux de stratégie et de subtilité. On se retrouve à un moment à foncer joyeusement vers le dôme central de son adversaire et à tarabuster son point vital exposé, et l’instant suivant en grande difficulté, la perte des points stratégiques capturés n’étant plus qu’une question de secondes.

L’équilibre fragile de l’ensemble en fait un jeu d’une intensité fiévreuse, qui fait monter l’adrénaline, et l’ajout de divers véhicules inspirés de la Guerre des Mondes pimente le tout d’un élément vraiment amusant. De la même manière, Capture du drapeau en véhicule transforme ce mode classique – donnant un accès plus immédiat à tous les endroits de la carte et générant de ce fait une myriade de tactiques de gameplay. Le fait de pouvoir, dans ces deux modes, équiper les joueurs de Planches Gravitationnelles résout le pensum d’avoir à parcourir à pied des cartes immenses. Cela peut paraître un peu étrange, mais ça marche.

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Actuellement, les pontes de l’aéronautique du monde entier discutent de la possibilité de voir voler cet appareil dans la vraie vie.

Il est une chose pour laquelle nous n’avons pas assez complimenté Epic lors des tests des précédentes versions d’Unreal Tournament 3, en l’occurrence le grand soin apporté au jeu en solo. Pour autant qu’un fan d’action FPS en ligne puisse se passer des divers matchs contre des bots, je me sens obligé de défendre cette partie du jeu. Pour commencer, dans un clin d’oeil à Gears of War, Epic a mis un soin extrême à concocter un scénario véritablement canon articulé en cinq actes.

Celui-ci repose sur une structure d’arborescence de missions et apparemment des douzaines de superbes séquences cinématiques, d’une longueur souvent volontairement outrancière pour justifier pourquoi vous devez capturer un drapeau ou détruire un point stratégique.

Une fois de plus. Le pseudo sérieux de tout cela m’a poussé à continuer jusqu’à la fin, même si la direction artistique est si proche de celle de Gears of War que c’en est absurde. Vous aussi, vous croirez qu’un seul homme (ressemblant étrangement à Marcus Fenix) et ses amis gonflés aux anabolisants sauvent le monde en massacrant tout ce qui se présente. C’est mieux que le système de matchs par paliers linéaires de l’ancien temps, mais cela rend obsolète le côté «Tournoi» du nom du jeu.

Lors du processus de sélection des missions, il n’est pas correctement expliqué que vos choix dans la façon de parcourir le jeu auront des conséquences. En apparence, il s’agit juste de choisir une ou deux missions, mais dans la réalité cette approche à moitié non linéaire donne au joueur une certaine liberté.

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