Viking : Battle for Asgard

Ouhlala le Walhalla !

Je croyais avoir fait le tour des jeux où il était permis d’incarner un gros bourrin de n’importe quelle mythologie. Pourtant, certains développeurs arrivent encore à me surprendre. La première chose qui frappe dans Viking, c’est le côté totalement assumé de l’aspect barbare du personnage. Dans la plupart des jeux d’action de ce genre, on trouve toujours un magicien censé faire bonne figure et apporter un peu de douceur à ceux qui n’aimeraient pas trop le quotidien des guerriers. Le personnage que l’on incarne dans Viking ne peut être que guerrier. Sa classe, sa distinction, ses façons de faire, sont autant d’éléments que l’on ne trouve guère aujourd’hui que chez les bucherons des Vosges, et qui ne manqueront pas de vous séduire.

On connait moins la mythologie nordique que les trois autres. Pourtant, certains mots résonnent bien aux oreilles des joueurs : Walhalla, Ragnarok… On retrouve principalement ces mots dans le scénario de base que je ne vais pas tarder à vous révéler. Dans le jeu, on oublie tout ceci pour se concentrer sur le découpage de tête, de bras, de jambes, de torse, le transperçage de têtes, de bras, de jambes, de to… Bon, vous avez compris le principe ?

Hel go to hell

1

Malgré sa carrure, le héros arrive à réaliser des gestes larges et élégants, un peu comma Alain Bernard.

Hel, au départ, c’est une déesse de la mythologie nordique qui déménage. Elle passe du paradis aux enfers pour une raison qui m’a moyennement frappée. Du coup, elle est en pétard et une divinité en pétard, il faut être héros de jeu vidéo pour se mettre en travers de son chemin. C’est exactement ce qui se passe ici. Hel se vengera sur les hommes. La terre deviendra un vaste champ de bataille occupé par des morts-vivants en tout genre. Il leur reste suffisamment d’anatomie humaine pour que l’on reconnaisse des similitudes avec les guerriers que vous dirigez. Comment, il est possible de diriger des troupes et on ne m’a rien dit ? Pas vraiment, c’est un peu plus subtil et c’est là le grand paradoxe du jeu : dans la forme, c’est un des trucs les plus bourrins que j’ai vu sur 360... mais pour bénéficier de ces séquences particulièrement horribles, il faut la jouer fine.

Tout commence d’une façon assez quelconque. Vous débarquez sur une île et les hommes commencent à s’installer. En discutant avec eux, vous apprenez que certains soldats ont disparu. Effectivement, en regardant de plus près, vous constatez que ce sont surtout des civils qui trainent dans le coin. On vous donne rapidement des petites quêtes (va chercher la bouffe, va chercher l’hydromel). Attention, pas de gain d’expérience à l’issue de ces petites missions, juste des situations qui se débloquent. Ce ne sont pas comme dans WoW des quêtes de facteurs. Il faut taper deux ou trois ennemis pour s’emparer du butin. Parfois, la quête consiste à libérer quelques soldats prisonniers d’une cage. C’est un type de quête qui se reproduit régulièrement. Pour délivrer vos compagnons, il existe deux méthodes.

3

Photo que je peux légender par les habituels : «T’as mauvaise mine», «T’avais de beaux yeux» ou le très surfait «Perds pas la boule».

Deux solutions, donc. La première consiste à se faufiler à l’abri des regards des adversaires qui pour une fois n’ont pas les yeux derrière la tête. Comme dans WoW avec le voleur, il est vraiment possible d’arriver derrière un mec et de lui asséner un coup digne d’un militaire chinois face à un manifestant tibétain. Si l’ennemi n’est pas très résistant, un coup suffit. Mais l’idée consiste plutôt à trouver un chemin afin de ne pas livrer le moindre combat, de libérer vos compagnons qui vous assisterons pour tuer tous les ennemis. Ou bien, si vous commencez à fusionner avec la personnalité du viking, vous pouvez vous les manger par parquet de dix ou quinze. C’est bien entendu la voie de la sagesse que nous n’avons pas prise histoire de tabasser à outrance de l’undead. On ne se refait pas. Paladin un jour, paladin toujours.

Lorsque la zone est complètement nettoyée de tout adversaire, le climat qui était plutôt gris, obscur change du tout au tout. Les rayons de soleil illuminent l’endroit et tout devient très bucolique. Il ne manquerait plus que les vikings se tiennent par la main et butinent dans les hautes herbes pour que le tableau soit complet. Mais bon, c’est pas les Village People. Tiens, ça me fait penser, il n’y a jamais eu de Viking dans les Village People. Dommage car l’imparité du groupe laissait forcément quelqu’un sur le carreau. Un viking aurait vraiment été à sa place.

Commentaires (2)

Fermés

  • Chargement