Test - Warhammer 40,000: Dawn of War II

Une beauté à couper le souffle.

De quoi parlent les Space Marines quand ils sont entre eux? La campagne de Dawn of War II répond à cette angoissante question dans une excellente histoire qui suit une poignée de super soldats de choc du 41ème siècle. Entre les missions, ces mecs à la carrure impressionnante bavardent entre eux, expliquant l'histoire et prenant des décisions quant à la façon de procéder. Ils échangent même quelques confidences. À un moment donné, un éclaireur aux cheveux longs dit quelque chose du genre : «Tarkus, Avitus, il y a quelque chose que je veux vous demander depuis longtemps, mais je n'ai pas encore osé... ». J'étais vraiment impatient de découvrir ce qu'il allait leur demander, mais je vais vous laisser découvrir par vous-même de quoi il voulait parler.

Je ne veux rien vous dévoiler qui pourrait vous gâcher le plaisir, mais vous vous demandez sans doute pourquoi les Space Marines discutent entre eux. Ne devraient-ils pas être uniquement des machines à piétiner les Orks ? Pas du tout. Ces tueurs bâtis comme des armoires à glace ne sont plus seulement de simples robots, car dans Dawn of War II un certain nombre de marines importants ont une personnalité propre qui se ressent sur le champ de bataille. Vos sections ne sont plus constituées de soldats fabriqués en série dans une usine de l'espace, ce sont des personnages impliqués dans l'histoire, avec leurs propres opinions, leurs secrets, des statistiques et des écrans d'inventaire personnels. D'une certaine manière, Dawn of War II est aussi un RPG.

Dans la campagne – qui peut se jouer en solo ou en coopération – vos armées ne sont pas simplement des unités jetables et les chefs de section survivent à chaque mission et se retrouvent dans la suivante. Si tous les officiers se retrouvent hors de combat, il faut recommencer la mission. Quand le jeu progresse, il devient possible de choisir un certain nombre de ces chefs de section, y compris le gros bourrin de service (même mort, je continue de servir, etc.). Bien entendu, vous disposez aussi d'un grand nombre de troufions de base voués à finir en chair à pâté, mais les héros sont persistants et vous pouvez les améliorer d'une mission à une autre en leur attribuant des points de caractéristiques et des parts de butin au fur et à mesure de leur progression.

Le butin. Autre chose qui semble incongrue sur l'écran d'un RTS : une armure verte, un marteau bleu ! C'est quoi ce truc ? Cela ne vient-il pas en droite ligne de World of Warcraft ? Tout à fait, et les développeurs de Relic ont envie de vous montrer exactement ce qu'ils ont appris des heures et des heures passées dans Azeroth. Ils ont constaté que nous adorons bricoler nos personnages et ils ont fait en sorte que ce soit vous qui décidiez à qui attribuer telle ou telle épée et comment améliorer telle ou telle branche de l'arborescence de compétences. Autant que je m'en souvienne, c'est la première fois qu'un RTS me demande de prendre des décisions quant à l'opportunité de gonfler ou non tel ou tel personnage dans le plus pur style RPG. Est-ce que je dois vraiment faire de mon commandant une unité de combat rapproché ? (Oui !) Est-il nécessaire de bien équiper Tarkus défensivement, dans la mesure où je veux faire de lui une unité de combat à distance ? (Probablement.)

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Les batailles sont d'immenses combats rapprochés zébrés par les éclairs des explosions.

Qu'est-il arrivé à notre Dawn of War ?

Quelqu'un a appelé cette nouvelle approche de la série un "Diablo avec des sections", ce qui est parfaitement bien jugé. La plupart des niveaux de la campagne solo se rapprochent en effet beaucoup des donjons. Ils sont même remplis de «foules» que vous pouvez configurer comme «agressives» une fois que vos hommes sont positionnés. Un changement d'approche tout à fait étrange. Une fois que vous aurez découvert certains des principes de base – comme coller les unités de combat à distance derrière des abris et lancer dans la bataille des troupes spécialisées dans le combat rapproché super équipées pour conclure le travail – la cohérence de tout cela commence vraiment à se faire jour. Les réglages que l'on effectue sur l'écran de chargement de l'escadron ont une grosse importance, de la même manière qu'il est primordial de bien configurer son personnage dans un RPG. Mes Marines d'Assaut vont au contact en première ligne et font de sérieux dégâts, tandis que les sections de support restent en sécurité derrière un arbre tombé ou un bunker en ruine.

Les combats ne se passent pas toujours très bien, mais si vous pouvez faire en sorte que vos chefs de section restent debout, vous avez toujours la possibilité de rétablir la situation. Les points névralgiques à capturer – identiques à ceux du jeu original – vous permettent de faire rentrer en jeu des hommes supplémentaires, tandis que vos officiers peuvent être ressuscités par un autre leader. Le commandant est le plus important de tous – il opère seul, il est super fort, et peut être gonflé avec des pouvoirs vraiment costauds.

Prenez ça dans la tronche, pourritures d'Orks.

Fini le temps où construire une base était la clé du succès. Même si la capture d'un point névralgique débloque du matériel bien utile – et s'emparer d'un temple dédié à l'Empereur peut être essentiel dans le cadre de missions vraiment difficiles – vous n'aurez pas à faire de casernement, tout du moins dans le mode solo. Dans celui-ci vous capturerez des points névralgiques et vous tuerez des boss dans les immenses batailles de fin de niveau. Certaines de celles-ci sont vraiment difficiles à gagner et les environnements merveilleusement destructibles de Dawn of War II sont utilisés de façon optimale. Voir une explosion propulser un Space Marine contre un pilier de pierre qui va ensuite s'écrouler tout autour de lui est un moment de combat des plus réjouissants.

Commentaires (1) Latest comment il y a 3 années

Fermés

  • Lokkee #1 il y a 3 années

    Je trouve l'article passablement complaisant et superficiel:
    alors d'accord:
    Relic a fait un jeu completement different de Dawn of War premier du nom et c'est drolement courageux ma bonne dame...
    Ok DoW II est superbe, visuellement ca en jette... mais a quel prix:

    -Exit la dimension epique de Warhammer40000: on se retrouve avec un jeu d'escarmouches (tactique) sur un fond d'invasion a echelle interplanetaire.
    Cherchez l'erreur, ca sent le film apocalyptique a petit budget. Il y a 3 peonnes qui se tapent dessus dans un scenar' de fin du monde! Certains diront que cela retranscrit les regles du jeu de plateau, plutot que l'univers space-opera de Warhammer40000... si c'est la l'ambition de DoW2, c'est faiblard.

    -Plus de vehicules rapides, rien d'aerien... en guise de RTT futuriste, on a avec DoWII au mieux un skin pour Call of Duty.

    -Une variete d'unites pour chaque faction inferieure meme a ce que proposait Dawn of War sans ses extensions il y a 5 ans. On en a fait le tour en 3 parties...maximum.

    -Un nombre de cartes pour le mode multijoueur moins que ridicule, avec la encore une diversite et originalite de decors ramenant le space opera au sempiternelles planetes de marecage/ desert/ urbaine, ils se sont pas foules sur ce coup la, les diversites de situations et d'environements font partie de la richesse du background de W40K.
    L'excuse bidon etant de dire que des cartes seront ajoutee au fur a mesure...
    On n'achete plus de jeux video: on subventionne dans l'espoir d'avoir un jeu complet un jour.

    -La gestion du terrain "destructible" dont on nous a fait l'article a longueur de previews est franchement anecdotique, c'est d'autant plus regretable que c'est probablement ce genre de nouvelles fonctionalites qui interdit la customisation du jeu par la communaute amateur.

    -L'inexistance de systeme de ladder au moment de lancer une partie online garanti a 99% de subir les disparites de niveaux entres les joueurs: frustrant pour les neophites et ininterressant pour les habitues. Ce qui est tolerable pour un FPS ou les sessions de respawn sont courtes ne l'est pas pour un RTT ou une session de jeu est au minimum de 5 minutes.

    -L'IA tant vantee dans les previews est une fois de plus pitoyable, l'augmentation du niveau de difficulte dans le mode campagne se traduit simplement par des ennemis plus nombreux/resistants faisant plus de degats et en aucun cas faisant un meilleur usage du terrain.

    -La campagne solo en dehors de l'aspect narratif ne presente strictement aucun interet: on fait jouer et rejouer les memes cartes en faisant varier ici et la les objectifs et les ennemis, c'est laborieux et repetitif, se voir gratifie de quelques upgrades et d'une histoire pour aller au bout est une bien faible retribution.

    J'ai la constante impression d'avoir moins de chose a faire et a gerer dans DoWII que dans DoW, mais que la mecanique de jeu fait que l'on se trouve artificiellement deborde.

    Mais il y a du bon dans DoWII...

    -C'est le premier jeu de "strategie" en mesure de maintenir une tension de jeu constante et laissant une chance de renverser la situation assez tard dans la partie.

    -La possibilite de choisir parmi differents commandeurs pour chaque race est une tres bonne idee meme si elle aurait gagnee a se refleter davantage sur le techtree des unites par la suite.

    -Permettre le levelling des unites change sensiblement la facon de jouer, meme si cela a tendance a substituer au spamming un mode de retraite systematique tout aussi frustrant.

    mais ces bons points ne justifient pas un 8/10: en bon fan de W40K je lui donne un 6-7, pour le grand public il ne vaut qu'a peine la moyenne.
    Je pense que THQ est sans doute plus a blamer que Relic a bien des egards.
    Au vu du scandaleux niveaux de recyclage des assets de DoW2, je pense qu'on a peut etre hate la date de sortie pour booster les faibles resultats de THQ, et Relic meritait de faire BEAUCOUP mieux.
    Compte tenu de la capacite de Relic de reinventer et ameliorer grandement le gameplay au fil des Addons, j'espere que DoWII se bonnifiera au fil des extensions, parce que pour l'instant je trouve que c'est un petard mouille.
    Edité par Lokkee à 08/03/09 @ 06:00