Warhammer 40,000 : Dawn of War - Soulstorm

Une série qui s'essoufle.

Soulstorm est un stand alone, c’est à la fois une extension et un jeu à part entière qui perpétue la sanglante série SF inspirée de Warhammer 40,000 et initiée il y a maintenant près de quatre ans par Dawn of War. Cela signifie que l’on peut continuer à jouer à Dawn of War en y ajoutant de nouvelles races et des unités inédites pour disputer des parties multijoueurs moyennant une trentaine d’euros. Si vous jouez en ligne, pour ce prix, Soulstorm n’est pas une mauvaise affaire. Et c’est aussi le cas si vous jouez en solo, dans la mesure où il n’y a pas besoin d’avoir le jeu original pour profiter de ces nouveautés et de toutes les factions sorties dans les différents volets de la saga (Dawn of War, Winter Assault et Dark Crusade). Le système de jeu est familier et a fait ses preuves. Il a d’ailleurs été en partie repris dans la géniale série Company of Heroes également développée et publiée par le duo Relic/THQ. Malgré tout cela, et quelques nouveautés bien senties au niveau du mode campagne solo, la série semble marquer le pas.

Cela dit, pour l’éditeur la série doit être particulièrement rentable. Ces extensions, ne doivent pas être très chères à développer – la technologie existe depuis quatre ans, les anciennes races sont incluses au nouveau package, on retrouve les mêmes cartes de combats, les mêmes décors, le même constructeur d’armée (quoique légèrement amélioré), etc. Notez au passage que Soulstorm a été développé non plus par Relic, mais par le studio Iron Lore qui a été dissous par THQ il y a quelques semaines. Avoir sauté dans l’univers de Games Workshop ne leur aura fait aucun bien.

Ce n’est cependant pas une chose qui doit nous préoccuper, pour une trentaine d’euros, Soulstorm est à conseiller aux accros de la série et de Warhammer 40,000. Pour les autres, il est difficile de recommander d’ajouter ce titre à sa collection Dawn of War si l’on a déjà tout jusqu’à Dark Crusade.

Et de deux qui font neuf

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Les Soeurs flinguent à tout va pour faire le ménage. C’est un peu mon cas aussi.

Soulstorm ajoute deux armées, les Elfes Noirs et les Soeurs de la Bataille aux sept présentes dans la série (Space Marines, Orcs, Chaos, Eldars, Garde Impériale, Tau et Nécrons). Ces deux nouvelles races sont plus anecdotiques dans l’univers SF de Games Workshop et se révèlent moyennement attirantes. Si toutes les factions sont jouables en solo sans avoir à posséder les précédents volets de la série, ce n’est pas le cas en mode multijoueurs. Il ne manque désormais plus que les Tyranides - une race de créatures créées génétiquement qui vivent en essaim – pour compléter le tour des protagonistes disponibles dans le jeu sur figurines. Un absent de taille, car ces espèces d’aliens insectoïdes et leurs grappes de guerriers faibles à distance mais redoutables au corps à corps pourraient offrir un gameplay vraiment intéressant. Le jeu propose également un nouveau mode campagne solo non linéaire, genre jeu de plateau qui permet de jouer à une échelle plus stratégique entre les affrontements en temps réel. Cependant rien de tout ça n’est vraiment vital.

Revenons à nos deux nouvelles factions. Les plus faibles sont les Eldars Noirs. Ils ont des voix aigrelettes perçantes et pratiquent l’esclavage. Ils possèdent des unités de type bateaux volants et lancent des rayons d’énergies noires et violettes. Tout cela semble un peu artificiel et, parmi toutes les races gonflées aux stéroïdes ou cybernétiques qui infestent l’univers, ils font figure de laissés pour compte. Les Eldars normaux faisaient peut-être un peu punks rétro, mais ils avaient une certaine classe. Les Eldars Noirs sont comme des ados risibles qui se la pètent, ils aiment le parfum du chaos, mais ils n’avalent pas.

Les Soeurs de Bataille sont par contre plus amusantes. Ce sont les fanatiques religieuses extrémistes de l’univers 40k, des sortes d’inquisitrices en armure de combat, qui traquent les hérétiques et les brûlent quand elles les trouvent. Leurs unités les plus puissantes sont d’une dinguerie de bon aloi – un pénitent accroché à un robot crucifix, un tank avec des tuyaux d’orgues qui sont autant de tubes lance-roquettes, et un ange géant ressuscité d’entre les morts par le fantôme psychique de l’Empereur de toute l’humanité. Voilà ce qu’il y a de plus intéressant et qui colle vraiment à la folie de l’univers 40K.

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