Wheelman

Vin tourne au vinaigre...

Je n’ai jamais vu un film avec Vin Diesel, une performance dont je ne suis pas peu fier. Au moment de tester Wheelman, j’étais donc partagé entre ma faible considération de tous ces films d’action américains et les quelques vidéos que Midway avait lâché en guise de teasing, qui disons-le étaient vraiment chouettes. Alors, quid de ce titre qui promet un gros cocktail d’action centré sur des courses de caisses effrénées ?

Cinématique d’intro. Vin est posté dans sa voiture, sa complice sort de la banque d’en face, une valise à la main. L’alarme retentit, prenez la fuite ! D’entrée, le ton est donné. Courses poursuites, grosses bagnoles et testostérone à ne plus savoir qu’en faire… L’action se déroule à Barcelone (du moins est censée, je ne dois pas avoir la même vision de la capitale catalane que les producteurs du jeu…), Vin Diesel, la vedette du jeu, incarne Milo Burik. Non pas Belic, Burik. Pas tout de suite les rapprochements avec GTA. Milo Burik donc, débarque de Miami en tant que pilote au chômage technique proposant ses services aux plus offrants, si possible des membres de la pègre locale. En fait, notre héros travaille pour une sombre agence américaine afin de récupérer un «paquet » potentiellement mondialement dangereux. Bin oui, c’est un gentil ce Vin. Voilà pour le scénario, qui chose pratique tient en quatre ou cinq lignes.

Wheelman ressemble donc extérieurement à un GTA-like, sans pour autant en avoir la saveur. Les missions qui composent le jeu vont des poursuites au contre la montre, en passant par certaines phases à pied, généralement médiocres. En effet, aussi musclé soit-il, Vin Diesel ne sait pas sauter, ni même nager… D’où certaines scènes parfois ridicules, du gros tas de muscles bloqué devant une marche haute de quelques dizaines de centimètres.

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Attention scoop Eurogamer : Vin Diesel ne sait pas nager !

Que dire des fusillades, du niveau du premier GTA en 3D, voire de Die Hard II sur PS One. L’essentiel du jeu tient donc dans les courses poursuites, qui sont généralement plutôt fun. Point de réalisme bien sûr, votre voiture est blindée, fait office de bélier, et vous pourrez même sauter sur la voiture d’en face, en expulser le chauffeur fissa et ainsi prendre sa place en pleine course! Cette pratique est ici appelée «Air Jack». Just Cause, sors de ce corps ! Sinon, un mode bullet time est également disponible, afin de tirer au pistolet de votre siège tout en conduisant… Tout en finesse quoi. Du coup, les séquences en auto - soit la majeure partie du jeu - sont assez agréables et plutôt nerveuses, si l’on ne prête pas gare aux défauts qui apparaissent ici et là. Voilà pour les bonnes idées, qui chose pratique tiennent en quelques lignes aussi.

Le souci, c’est que ces poursuites auto sont entachées de défauts vite agaçants. Par exemple, pendant certaines courses, les voitures devant vous s’arrêteront gentiment pour vous attendre s’il vous arrive quoi que ce soit. Pis, poursuivez la même voiture pendant quelques temps et vous vous rendrez compte qu’elle tourne en rond en attendant de se faire attraper… ou comment avoir l’impression d’être devant un jeu vidéo bête et méchant.

Votre voiture est votre arme, très bien. Envoyez un véhicule ennemi dans le décor et un ralenti du crash s’enclenchera, mais pendant cette animation vous roulez encore ! Donc parfois, ce beau ralenti sera pour vous l’occasion de vous prendre un mur à votre tour… rageant. Plus drôle encore, détruisez une véhicule de la police et vous verrez ses occupants se faire éjecter dans tous les sens mais toujours se relever et vous poursuivre… En effet, Vin Diesel est un gentil, donc dans ce monde merveilleux, seuls les méchants meurent, policiers et badauds dans la rue sont immortels. Explosions, coups de feu, rien n’y fait ! Impossible d’écraser qui que ce soit. Bref, sous ses airs de gros durs, Wheelman est très (trop ?) politiquement correct…

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