X-Men Origins : Wolverine - Edition Bestiale

La griffe du mâle...

Du sang, des tripes, des têtes qui volent… Pas de doute, l’adaptation en jeu du dernier volet de la saga X-men tranche avec les autres titres du genre. Au lieu d’être un décalque plutôt gentillet du scénario original, le titre de Raven Software est nettement plus sanglant que le film lui-même. Presque plus fidèle que lui à l’esprit des BD, ce jeu dégouline de testostérone et d’hémoglobine, pour la plus grande joie des fans du mutant griffu de Marvel. Si la scénaristique oscille entre présent et flashback dans le passé, son objectif reste basique : se tailler un chemin à coup de griffes d’un niveau à l’autre. Du hack’n’slash pur et dur, avec ses avantages, mais hélas aussi ses limites…

La structure du jeu est d’un classicisme exemplaire. D’une mission à l’autre, Wolverine progresse en massacrant les soldats placés devant lui à l’aide de combos de plus en plus puissants, avant d’affronter un boss final. Chaque boss a sa faiblesse (le premier, le Leviathan, se détruit à l’aide d’une série de fentes suivies d’attaques puissantes, et de pressions folles sur le bouton X pour lui décoller la tête), et une fois trouvée, il suffit d’appliquer méthodiquement la recette pour le vaincre.

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Dès le didacticiel, la boucherie commence. Un vrai bonheur…

Au fil de l’eau, vous gagnerez des agents mutagènes et des points de compétences. Ces deux systèmes différents – l’un demande de fouiner dans les recoins des niveaux, l’autre s’acquiert automatiquement avec l’expérience – agissent comme des points de talents pour personnaliser votre Wolverine et en faire un Weapon X animal à la Barry Windsor-Smith ou un samouraï plus réfléchi (typique de la période Claremont /Smith) ou n’importe quelle variation entre les deux.

Et pour les geeks, en collectant des comics, il est possible de libérer de nouvelles tenues. Personnellement, j’adore la plastique d’Hugh Jackman au naturel, mais certains ont un fétiche du Spandex assez développés.

Des passages plus «stratégiques» se glissent entre deux attaques pour reposer le joueur. Les casse-têtes ne sont pas bien difficiles : trouver comment accéder à une autre partie du niveau, chercher à assembler les différentes pièces d’un puzzle. Comparé à Tomb Raider ou même au dernier Prince of Persia, il n’y a pas de quoi se fouler un neurone, mais ce n’est pas le but de ce jeu qui vous permet surtout de vous défouler rapidement à peu de frais. Et le résultat est garanti. L’apprentissage des commandes n’est pas très long et dès le didacticiel (grosso modo, tout le premier passage en Afrique), le sang coule à flot.

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